Paul Girot de Langlade: un préfet multirécidiviste !

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

     Visé par une plainte pour des propos racistes, le préfet Paul Girot de Langlade, coordinateur pour la Réunion des Etats généraux de l'Outre-mer, a été suspendu immédiatement de ses fonctions par Brice Hortefeux.


Fin juillet à l'aéroport d'Orly, le préfet, qui revenait de la Réunion, "aurait tenu des propos diffamatoires, empreints de racisme, à l'encontre du personnel chargé de son contrôle (...) après le déclenchement de l'alarme du portique de sécurité", selon un communiqué du ministre de l'Intérieur.


Une agent de sécurité d'origine antillaise a porté plainte contre le préfet, qu'elle accuse d'avoir lancé: "on se croirait en Afrique ici" et "de toute façon, il n'y a que des noirs ici". Une enquête pour "injures publiques à caractère racial" a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la Police judiciaire de Paris.


Dans sa plainte, déposée le 4 août au commissariat de Corbeil-Essonnes, l'employée de Securitas affirme que le préfet Girot de Langlade a tenu des propos racistes le 31 juillet dernier vers 6h50 lorsqu'il a passé un portique détecteur de métaux, selon les précisions du parquet. Elle assure que des collègues, sa hiérarchie et du personnel d'Aéroports de Paris ont été témoins de cette scène..


Paul Girot de Langlade avait déjà été poursuivi devant la justice pour des propos sur les gens du voyage, mais toujours relaxé. En septembre 2007, le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné à 2.000 euros d'amende pour "provocation à la haine raciale" mais il avait été relaxé le 25 juin 2008 par la cour d'appel de Paris.


En novembre 2006, le MRAP avait saisi la justice à la suite d'un entretien à "La Nouvelle République du Centre-Ouest". M. Girot de Langlade, alors préfet d'Indre-et-Loire, y qualifiait les gens du voyage de "voleurs", estimant qu'il y en avait "trop sur le département".

En 2004, le même tribunal avait relaxé Paul Girot de Langlade, alors préfet du Vaucluse, poursuivi pour diffamation avoir déclaré le 23 octobre 2002 lors d'une conférence de presse à Carpentras que les gens du voyage "vivent d'escroquerie et de rapines".

 



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