Bienvenue sur le blog du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Fédération de Moselle
Ce n'est sûrement pas par hasard que vos recherches vous ont conduites sur ce site ; certainement y recherchez-vous une information précise sur le MRAP en Moselle (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) ?
Ce site rassemble nombre de renseignements concernant notre association et nos actions sur le département ; autant d'éléments qui, nous l'esperons, pourront répondre à vos attentes ou vous éclairer sur des aspects que vous étudiez. Vous retrouverez l'ensemble des manifestations auxquelles s'associent les comités locaux mosellans du MRAP et le contexte social dans lequel s'inscrivent nos actions. Nous vous invitons également à vous inscrire à notre Newsletter.
En espérant que cet outil d’information répondra à vos attentes, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre association et à notre combat contre tous les racismes.
Communiqué du MRAP national
En Italie la chasse aux Rroms est ouverte : Non à l’Europe de la Honte !
Le gouvernement de droite extrême qui vient d’être démocratiquement élu en Italie commence sa mandature par toute une série de mesures contre les immigrés : les Roumains, les Serbes et les Bosniaques sont les premiers visés, et particulièrement les Rroms, Sintis et Gens du voyage. Il est question de décréter que ce groupe de personnes représenterait une menace à la sécurité publique : les lois raciales hitlériennes, mussoliniennes et pétainistes ne disaient déjà rien d’autre.
Le Maire de Rome, un ex-néo fasciste démocratiquement élu lui aussi, après avoir promis aux Romains qu’ils redeviendraient « maîtres chez eux », vient de faire expulser 700 habitants d’un camp de nomades dont une cinquantaine ont été arrêtés pour n’avoir pu présenter de documents d’identité.
Le gouvernement prend
prétexte, comme le font toutes les extrêmes droites et droites extrêmes, de faits divers isolés, pour accuser de tous les maux l’ensemble des Rroms et, pour faire bonne mesure, les étrangers. Des
campagnes de haine raciste, organisées par les autorités, ont des conséquences dramatiques. Ce sont de véritables pogroms qui se sont abattus sur ces citoyens européens ; des individus ont,
mardi et mercredi, jeté dans la banlieue de Naples des cocktails Molotov sur des campements, provoquant des incendies pour empêcher tout retour des occupants et faisant fuir les habitants
attaqués à coups de pierres et de bâtons.
Cette atmosphère d’hystérie raciste, confortée par tout un arsenal de nouvelles mesures répressives qui s’étendent aux immigrés, est la préfiguration de ce que la majorité des gouvernements européens souhaitent mettre en place le plus tôt possible en matière sécuritaire et de politique migratoire, en particulier sous la présidence française de l’Union européenne qui débute le premier juillet prochain.
En France aussi, les Gens du voyage et Tsiganes, ainsi que les Rroms migrants sédentarisés d’Europe de l’est – pour l’essentiel citoyens de l’Union Européenne -, sont les premières victimes des préjugés racistes et se trouvent également en butte à des destructions de leurs campements par les autorités qui les rejettent d’une localité à une autre, les contraignant à errer sans cesse.
En France, comme en Italie, des groupes de population entiers, plus ou moins bronzés, sont stigmatisés comme asociaux, délinquants, voire, pour certains, terroristes. En France aussi sévissent les centres d’internement pour étrangers, pudiquement qualifiés en France de « centres de rétention », où sont placés Sans papiers et Rroms de l’Union Européenne, adultes comme bébés et jeunes enfants. En France, comme ailleurs, la traque aux Sans papiers, les refus de régularisation aussi arbitraires qu’injustes et les expulsions poussent certains au suicide.
Derrière des discours sécuritaires et nationalistes, c’est toute une politique xénophobe et raciste qui voudrait se mettre en place. Telle est l’Europe de la honte que les gouvernements d’Italie et de France, mais aussi de l’UE toute entière, voudraient nous préparer, notamment par l’adoption d’une Directive légalisant une « rétention » de 18 mois et l’établissement d’un glacis électronique et policier aux contours du continent.
Le MRAP dénonce avec force ces pratiques honteuses et d’un autre âge qui ne doivent plus avoir droit de cité sur notre continent et affirme sa pleine solidarité avec toutes celles et ceux qui en sont victimes.
Il assure les antiracistes italiens de son soutien et de sa coopération face à des politiques qui salissent le continent Européen tout entier et appelle à la mobilisation des citoyens de l’Union contre l’inacceptable.
Paris le 16 mai 2008
Un collectif d’associations de Lorraine, du Luxembourg et de Saarland (Allemagne), organise une rencontre de
découverte et de solidarité avec le peuple palestinien à l’occasion du 60ème anniversaire de la perte de son pays, le 15 mai 1948.
Campus universitaire du Saulcy - METZ
Samedi 24 mai 2008 de 15 h à 21 h
au programme :
15h30 :
Terres promises
Une pièce interprétée par le Théâtre du
Public (Belgique)
d’après le roman de Khassan Ganafani, écrivain palestinien
Tarifs : 10 €, 5€ (tarif réduit)
18h30 :
Danses traditionnelles palestiniennes
par la Troupe Al ZAYTOUNA
Poésie
avec Majed BAYMA
Expositions-vente :
Artisanat palestinien, broderies, huile d’olive…
Stands de documentation : livres, brochures, affiches…
Buffet libano-palestinien (à partir de 19h30) :
Mezzes, humus, tabouleh, feuilles de vignes, falafels…
Organisée par le collectif d’associations :
AFPS - Association France Palestine Solidarité
Artisans du Monde
CCFD - Comité contre la Faim et pour la Développement
CPJPO - Comité pour une paix Juste au Proche-Orient (Luxembourg)
LDH - Ligue des Droits de l’Homme
Les Amis de la Palestine en Sarre (Allemagne)
MRAP - Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
UJFP - Union Juive pour la Paix
(liste au 29 avril 08)
Expulsions : faire du chiffre en réduisant les droits des migrants
Pour sa huitième édition, le rapport annuel de la Cimade sur les centres et locaux de rétention administrative, met en évidence la mise en place progressive d’un dispositif juridique qui tend à réduire les droits des étrangers ou à les priver de la possibilité pratique d’exercer ces droits.
A l'occasion d'une conférence de presse, la Cimade annonce ce jeudi 24 avril la publication de son Rapport 2007 sur les centres de et
locaux de rétention administrative.
Dans l'édition 2006 de ce rapport annuel, la Cimade insistait sur les pratiques induites par la politique du chiffre et sur leur coût humain. Présents, depuis 1985, aux côtés des étrangers dans
les lieux de rétention, il nous paraissait nécessaire de témoigner de la façon dont ces fameux quotas d'expulsion étaient atteints, au prix de quels drames et de quelles absurdités.
La mise en place de ce dispositif juridique et son application est à la fois une condition, un préalable à l’industrialisation de la rétention,
elle en est également une conséquence tant la démesure de la politique actuelle en matière d’expulsion des étrangers en situation irrégulière installe une logique de « gestionnaire » pour
laquelle l’exercice du droit des étrangers est un frein, un grain de sable à éliminer dans le fonctionnement de la « machine ».
Plusieurs projets ou évolutions de pratiques que nous constatons au début de cette année 2008 - la multiplication des périodes d'enfermement, la mise en place de l’obligation à quitter le territoire français (OQTF), le droit d'asile en rétention qui devient un droit virtuel, les audiences délocalisées du juge des libertés et de la détention, la possible mise en place d'une juridiction unique pour les étrangers - viennent renforcer notre constat et notre inquiétude quant à la réduction du droit des migrants au nom d'une logique d'efficacité. La pression existante pour la mise en œuvre des expulsions semble aujourd’hui plus importante que le respect des droits fondamentaux.
> voir le site de la CIMADE
Il y a un an, l'ex star du cinéma français indiquait dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'intérieur : "Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes" faisant ainsi référence à l'Aïd el-Kébir. Ce courrier avait ensuite été publié dans le journal de la Fondation Brigitte Bardot.
Le jugement a été mis en délibéré au 3 juin. A noter que l'actrice souffrante n'était pas présente à l'audience.
Rappelons que Brigitte Bardot a déjà été condamnée à 4 reprises pour des faits similaires et des propos s'en prenant à chaque fois à la communauté musulmane !
Le point de vue de DILEM, caricaturiste à Liberté, quotidien algérien d'expression française
> voir le site de Liberté




