Le MRAP tient des Permanences d’accueil, d’écoute et d’accompagnement des personnes victimes de discriminations sur le département de la Moselle. Elles sont animées par des équipes de bénévoles formées :
• aux techniques d’accueil et d’écoute de tous public
• aux différentes mesures relatives à la lutte contre les discriminations • au dispositif législatif concernant l’entrée et le séjour des étrangers
Elles s’appuient sur le concours d’avocats et des conseillers juridiques de la Permanence nationale du MRAP.
Prendre contact :
à METZ Lieu : MRAP 16, rue Vandernoot 57000 METZ
Horaires : les mercredis de 15h à 18h (sauf congés scolaires)
Prendre rdv en appelant le :
03 87 56 12 31
à SARREGUEMINES Lieu : Culture et Liberté 26, rue de la Grande Armée 57200 SARREGUEMINES
Bienvenue sur le blog du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Fédération de Moselle
Ce n'est sûrement pas par hasard que vos recherches vous ont conduites sur ce site ; certainement y recherchez-vous une information précise sur le MRAP en Moselle (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) ?
Ce site rassemble nombre de renseignements concernant notre association et nos actions sur le département ; autant d'éléments qui, nous l'esperons, pourront répondre à vos attentes ou vous éclairer sur des aspects que vous étudiez. Vous retrouverez l'ensemble des manifestations auxquelles s'associent les comités locaux mosellans du MRAP et le contexte social dans lequel s'inscrivent nos actions. Nous vous invitons également à vous inscrire à notre Newsletter.
En espérant que cet outil d’information répondra à vos attentes, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre association et à notre combat contre tous les racismes.
Le MRAP exprime son indignation face aux exactions répétées de la Ligue de Défense juive (LDJ), groupe d'extrême
droite, laissé libre d'agir en France alors qu'il est interdit en Israël et aux Etats-Unis.
La LDJ s'est distinguée en 2009 par, notamment, l'attaque le 8 janvier de lycéens devant le lycée Janson de Sailly,
puis plus récemment contre des militants du Centre International de Culture Populaire, poursuivis et rossés, contre la mairie de Vitry, qui s'apprêtait à faire citoyen d'honneur Marwan Barghouti
et, enfin, contre la librairie RESISTANCES, le vendredi 3 juillet 2009.
Le MRAP réitère donc au gouvernement français sa demande pressante du 8 avril 2002 de dissoudre la dite "Ligue de
Défense Juive", à la suite de « quatre agressions du siège national du MRAP, de ceux de la Fondation Danielle Mitterrand, de la CIMADE et du CICP, de violences à Orly contre des militants
pacifistes et de menaces de mort contre le président de l'Union des Juifs Français pour la Paix ».
Un Mauritanien en situation irrégulière qui lavait depuis six ans
les vitres du commissariat d'Orléans a été interpellé début juin sur son lieu de travail après qu'un policier lui eut demandé ses papiers, a-t-on appris mercredi de source judiciaire. Alassane
Tall, 46 ans, a été remis en liberté le lendemain, le juge des libertés et de la détention (JLD) ayant annulé la procédure d'interpellation pour absence de "base légale".
L'homme, qui travaillait pour une entreprise de nettoyage orléanaise, se rendait une fois par mois à l'hôtel de police d'Orléans pour y nettoyer les vitres. Connu de tous, il justifiait de
son identité en donnant son nom à l'accueil. Mais le 10 juin, un fonctionnaire plus pointilleux lui a demandé ses papiers. Le Mauritanien a sorti sa carte vitale. Salarié, il paie cotisations
sociales et impôts. Sans papiers, il est interpellé et placé en rétention administrative. Le lendemain, le JLD du tribunal de grande instance d'Orléans, saisi par le préfet d'une demande de
prolongation de la période de rétention, annule la procédure. Le parquet n'a pas fait appel. Alassane Tall est arrivé en France en juin 2002. Il a rapidement trouvé du travail. En octobre, à Orléans, il a milité
à la tête d'un collectif de travailleurs sans-papiers et est passé à la télévision pour réclamer l'attribution de titres de séjour.
A Paris, un Noir ou un Maghrébin a plus de chance de se faire
contrôler par la police qu'un Blanc. Pas vraiment surprenant mais une étude vient d'en faire la démonstration.
«Contrôle au faciès», «délit de sale gueule», «profilage racial», quels que soient les termes que l'on préfère retenir,
c'est une réalité en France. A grande échelle. Une étude menée par deux chercheurs du CNRS et rendue publique ce mardi vient apporter la démonstration scientifique de cet état de fait jusqu'alors
ressenti mais non quantifié. Selon cette étude, un Noir a six fois plus de chances d'être contrôlé par la police qu'un Blanc, un Arabe (ou perçu comme tel) 7,8 fois plus.
Les chercheurs, Fabien Jobard et René Levy, dont l'étude a été financée par une fondation américaine, l'Open society institute (créée par le
milliardaire Georges Soros) se sont concentrés sur les opérations de police menées entre octobre 2007 et mai 2008 dans deux espaces parisiens: à la gare du Nord et à
Châtelet-les-halles.
«Les policiers perpétuent des stéréotypes»
L'observation s'est faite en deux temps. Première phase, des observateurs placés aux points d'accès de chacun des sites ont passé au crible les passants, en recensant plusieurs critères:
âge, sexe, origine, vêtements, gros sac ou non (dans la perspective du plan vigipirate). Une fois définie cette «population de référence», les observateurs ont suivi les policiers pour scruter
525 contrôles, en relevant les mêmes critères.
Résultat: plus que sur les comportements des gens, les policiers se fondent sur l'apparence. La couleur de peau («Blanc», «Noir», «Arabe») mais aussi les vêtements, un jeune sous une capuche,
habillé hip hop ou tecktonik ayant plus de chances d'être contrôlé puisque apparteenant souvent à une minorité visible. «En visant certaines personnes à cause de ce qu'elles sont (ou ont l'air
d'être) et non à cause de ce qu'elles ont fait ou font, les policiers perpétuent des stéréotypes sociaux et raciaux», constatent les auteurs.
«Perte de confiance»
Les observateurs ont également interrogé plusieurs personnes controlées pour savoir si elles avaient perçu du racisme
dans l'intervention. Seules 3% ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant. 76% ont émis un jugement neutre sur l'attitude des fonctionnaires, 6% ont considéré que les policiers
s'étaient comportés de manière respectueuse.
Ce qui fait dire aux chercheurs que ce n'est finalement pas tant le contrôle en lui-même que son caractère répétitif
qui est mal ressenti, conduisant à des «effets délétères» sur les rapports police-population et à la «perte de confiance envers le système de la justice pénale français».
L'Open society institute, qui a conduit plusieurs études dans différents pays sur cette question, émet des recommandations. Parmi elles, l'enregistrement par les patrouilles, à l'aide d'un
formulaire, du profil racial des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l'impartialité des contrôles. Idée difficilement applicable en l'état dans le droit français et alors que les
partisans des statistiques raciales ont bien du mal à s'imposer.
La peine de mort ne dissuade pas de commettre un crime selon une écrasante majorité de criminologues interrogés dans une nouvelle étude menée
par des chercheurs de la Northwestern University à Chicago (Illinois) et publiée en juin.
Dans cette étude effectuée en 2008, des universitaires ont interrogé 79 experts en criminologie appartenant
à la Société américaine de criminologie, la plus grosse association mondiale
dans ce secteur, ou ayant remporté un des prix qu'elle remet.
Ils leur ont demandés "de ne pas répondre en
fonction de leur opinion personnelle" sur la peine de mort mais "de leur approche basée sur l'expérience".
Résultat: 88,2% répondent non à la question de
savoir si "la peine de mort est dissuasive", en légère augmentation par rapport à 1996 (83,6%).
Quant à savoir si l'abolition de la peine
capitale dans un État américain modifierait le nombre de meurtres, 87% des criminologues interrogés "pensent" ou "sont convaincus" que non (86,5% en 1996).
> Voir le
site d' ECPM (Ensemble contre la Peine de Mort)
Communiqué national du MRAP concernant les évènements en Iran :
Avant tout, soutenir les aspirations du peuple iranien,
son droit à la démocratie et à la paix !
Le processus électoral en Iran montre que le régime bien loin d'être
monolithique, est traversé de courants qui représentent diverses composantes de la société iranienne qui, à l'occasion de ce scrutin, se sont violemment affrontées même si les candidats en
présence sont issus en principe du même appareil d'Etat. Il montre également la détermination d'une partie de plus en plus nombreuse du peuple iranien d'en finir avec la dictature
politico-religieuse.
Pour le MRAP, l'ampleur de la victoire proclamée de Mahmoud Ahmadinejad peut légitimement rendre suspect le déroulement
du scrutin. Elle s'apparente de plus en plus, au fur et à mesure que les informations nous parviennent, à une véritable tentative de coup d'Etat. En ce sens, la décision de son principal
concurrent, Mir Hossein Mousavi, de demander l'annulation de l'élection semble légitime : des urnes et bulletins de vote auraient notamment été brulés.
Depuis l'annonce de la réélection de M. Ahmadinejad des manifestations de plus en plus nombreuses se déroulent dans un certain nombre de villes : Téhéran, Chiraz, Tabriz... En ce moment
même, selon l'agence Reuters, 3 millions de personnes manifesteraient dans les rues de Téhéran, parmi lesquelles beaucoup de jeunes et de femmes. Ces manifestations donnent lieu à une vague de
répression et d'arrestations, jusque dans les hôpitaux. On compterait plusieurs morts et de nombreux blessés. « Tous ceux qui bougent sont arrêtés » a déclaré le représentant en France du Forum
Social Iranien.
Le MRAP, solidaire des manifestants, condamne cette répression sauvage. Outre la question du résultat électoral, ce que
veulent avant tout les manifestants c'est la fin des atteintes aux libertés démocratiques, le respect du droit des femmes, la fin des inégalités sociales (un Iranien sur cinq vit en dessous du
seuil de pauvreté)...
Rappelons en outre que l'Iran occupe, après la Chine, la seconde place pour les exécutions - la peine de mort y est
d'ailleurs plus souvent utilisée comme outil de répression politique ou morale- et que la pratique de la torture y est systématique.
En dehors de la polémique sur le résultat du scrutin et la désignation du président, le MRAP continuera d'apporter son
soutien aux forces qui militent pour un Iran démocratique, laïc et pacifique, et dont il salue le courage.
Les problèmes de fond concernant la politique nationale et internationale de l'Iran demeurent mais, compte tenu de la
situation, l'urgence est d'éviter un bain de sang : aujourd'hui c'est le devenir même du peuple iranien qui est en jeu.
Paris, le 15 juin 2009.
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
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