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Lieu :  MRAP
16, rue Vandernoot
57000 - METZ
Horaires :
les mercredis de 15h à 18h
(sauf congés scolaires)
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en appelant le :
03 87 56 12 31

à SARREGUEMINES
Lieu : Culture et Liberté
26, rue de la Grande Armée
57200 - SARREGUEMINES
Horaires :
les 1er et 3ème mercredis
du mois de 17h à 19h


à FORBACH
Lieu : Centre Social
du quartier de Wiesberg
horaires :
les lundis de 10h à midi


Lieu : Mairie de Forbach
Bureau 27
horaires :
les lundis de 14h à 17h30


à SAINT-AVOLD
Lieu : Maison des Associations
rue de Dudweiler
57500 - SAINT-AVOLD
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Bienvenue sur le Blog de la fédération départementale de Moselle du MRAP
(Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)

Ce site présente notre association et les activités que nous menons pour la tolérance, la solidarité et l'égalité des droits. Mais au delà, nous abordons des thèmes plus larges qui concernent le contexte général de l'action contre toutes les formes de racisme et de discriminations. Nous vous invitons à participer par vos réactions, vos propostions et commentaires aux articles publiés.
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Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 12:00

 Après avoir crié au malentendu, le gouvernement durcit une fois de plus le ton concernant les étudiants étrangers souhaitant travailler en France. Dans son projet de loi de Finances pour 2012, de nouvelles taxes leurs sont imposées. L’idée générale est de responsabiliser le demandeur de titre de séjour, de supprimer le régime fiscal favorable dont bénéficiait l’immigration professionnelle et de faire entrer l’étudiant dans le régime commun des étrangers.


C’est une tribune publiée sur le site internet des Echos de Vincent Chauvet, président du MoDem Sciences-Po et membre du collectif du 31 mai qui attire l’attention sur ce qui est passé relativement aperçu dans la loi de Finances pour 2012... sauf peut-être pour les étudiants étrangers en France.

De nouvelles taxes viennent alourdir les conditions d’obtention de titres de séjour pour les étudiants étrangers hors Union européenne souhaitant bénéficier d'une première expérience professionnelle française. Principal objectif : réduire l’immigration professionnelle légale en instaurant un régime fiscal moins favorable.

 

« Responsabiliser le demandeur »

Les étudiants étrangers souhaitant poursuivre leur carrière professionnelle en France doivent ainsi s'acquitter d'une taxe de 200 à 385 euros (Article L311-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers en France) pour obtenir leur titre de séjour, à laquelle s'ajoute des frais de 110 euros non remboursables en cas de refus. L’idée du gouvernement est de « responsabiliser le demandeur et améliorer le traitement des demandes », et de faire entrer l'étudiant étranger souhaitant travailler en France dans le régime commun des étrangers. 

Pour étudier en France, depuis le décret du 6 septembre 2011, il faut justifier de 615 euros mensuelles pour obtenir un titre de séjour étudiant. Et pour renouveler son titre de séjour, la loi de Finances 2012 prévoit une augmentation de 3 euros. Le montant de la taxe était depuis 2009, compris entre 55 et 70 euros.


Nouveau coup de frein à l'immigration légale

Un joli tour de passe-passe dans une loi de Finances que personne n'épluche et qui vient confirmer ce qu’annonçait déjà la circulaire Guéant du 31 mai 2011 : les étudiants étrangers ne sont plus les bienvenus en France. Dans la pratique, en effet, depuis le mois de mai 2011, de nombreux étudiants étrangers hors Union européenne, souvent très qualifiés et recrutés par des entreprises françaises ne pouvaient plus obtenir de changement de statut d'étudiant au statut de salarié, remettant ainsi en cause une autorisation de séjour sur le territoire français.

La mobilisation du collectif du 31 mai, et de responsables d'universités, de grandes écoles, d'intellectuels ou de chefs d’entreprise avaient pourtant amené le ministre de l’Intérieur à revoir sa position et à annoncer une nouvelle circulaire pour « lever les malentendus » de la première. C’est donc en s’attaquant à l’angle financier que le gouvernement a mis un nouveau coup de frein à l’immigration légale.

 

Source : Patricia Blettery sur RFI - 02 janvier 2012


Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 23:42

  Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.

 

La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est claire : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !

 

Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.

 

Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.

 

Parmi les premiers signataires :

Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard
Christian Baudelot, sociologue
Stéphane Beaud, sociologue
Vincent Berger, président de l’université Denis-Diderot
Jerome Bourdon, professeur en sociologie des medias, université de Tel Aviv
William Bourdon, avocat
Frédérique Bredin, présidente de société de production audiovisuelle
Geneviève Brisac, écrivain
Michel Broué, mathématicien, Institut Universitaire de France
Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3
Edouard Brézin, physicien
Christophe Charle, historien, président de l’ARESER
Catherine Clément, philosophe et romancière
Nathalie Duhamel,ancienne secrétaire générale de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)
Roger Establet, sociologue
Bernard Faivre d’Arcier, ancien président du Festival d’Avignon
Albert Fert, prix Nobel de Physique
Muriel Flis-Treves, psychiatre, psychanalyste
Marc Fontecave, chimiste, professeur au Collège de France
Lea Forestier, avocate
Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue Prochoix
René Frydman, professeur de médecine
Romain Goupil, cinéaste
André Grimaldi, professeur de médecine
Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie
Tiennot Grumbach, avocat, ancien bâtonnier
Guillaume Hannezo, associé gérant Rotschild
Françoise Héritier, anthropologue, professeure au Collège de France
Laurent Heynemann, réalisateur
Caroline Huppert, réalisatrice
Yves Jeuland, réalisateur
Axel Kahn, président de l’université René Descartes
Anne de Kervasdoué, gynécologue,auteur d’essais sur la santé des femmes
Jean de Kervasdoué, professeur titulaire de chaire au CNAM,directeur de l’école Pasteur /CNAM de santé publique
David Kessler, directeur général des InrocKuptibles
Anne Lauvergeon,présidente du conseil de surveillance de Libération
Edgar Morin, sociologue et philosophe
Jean Jouzel, climatologue
Michele Manceaux, écrivain, journaliste
Tonie Marschall, productrice réalisatrice
Marie Masmonteil, productrice
Dominique Miller, psychanalyste
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste français
Jean-Pierre Mignard, avocat
Serge Moati, réalisateur, producteur
Bertrand Monthubert, mathématicien, secrétaire national  du PS à l’enseignement supérieur et à la recherche
Pap N’Diaye, historien, EHESS
Mathilde Nobecourt, éditrice
Olivier Pastré, économiste, professeur à Paris 8
Christine Petit, biologiste, professeure au Collège de France
Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris
Pierre Rosanvallon, professeur au College de France
Jean Luc Romero, président d’ELCS, de l’ADMD et du CRIPS-ile de france
Jean-Christophe Rufin, écrivain
Marie Laure Sauty de Chalon, présidente directrice générale de aufeminin.com
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
Jean Louis Servan-Schreiber, président France de Human Rights Watch
Perla Servan-Schreiber, directrice du magazine « CLES »
Alain Sussfeld, directeur général d’UGC
Daniel Soulez-Lariviere, avocat
Amanda Sthers, écrivain
Irene Théry, directrice d’études à l’EHESS
Makhi Xenakis, artiste plasticienne

 


Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 11:51

  61% des Français adhèrent à l'idée du vote des étrangers pour les élections locales, selon un sondage BVA publié par Le Parisien. Ce taux atteint 75% chez les jeunes et 60% parmi les ouvriers. L'UMP est à contre-courant des Français sur le vote des étrangers. Alors que Nicolas Sarkozy vient de déclarer "hasardeuse" une proposition de loi sur le vote des étrangers déposée au Sénat.


C'est ce qui ressort d'un sondage BVA publié par Le Parisien ce lundi. Une nette majorité de français (61%) est favorable au vote des étrangers aux élections locales. Et cette acceptation vaut pour toutes les catégories de la population, même si les jeunes y sont plus ouverts que les personnes âgées. En effet, cette adhésion est majoritaire dans la quasi totalité des catégories de population. L'adhésion passe ainsi de 75% auprès des 25-34 ans à 51% auprès des seniors et de 72% auprès des cadres à 60% auprès des ouvriers.


Le sondage montre que l'acceptation de ce droit de vote a fortement progressé ces dernières années (+6 points depuis janvier 2010), y compris parmi des sympathisants de droite (+15 points), même si ceux-ci y restent majoritairement opposés. Ces derniers étaient seulement 28% à y être favorables en janvier 2010, ils sont à présent 2010, ils sont à présent 43%.


C'est sans doute là le principal problème pour Nicolas Sarkozy : ce sujet est l'un des rares permettant à toute la gauche de se fédérer tout en divisant la droite. Ainsi, alors que les sympathisants du NC (58%) à l'instar de ceux du MoDem (63%) sont majoritairement favorables au droit de vote des étrangers, les sympathisants du FN y sont résolument hostiles (61%). Ceux de l'UMP se situent a un niveau intermédiaire: une majorité y est hostile (56%) mais une minorité importante y serait tout de même favorable (43%).

 

Source : LeFigaro.fr ; 28.11.2011

 


Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 12:34

Communiqué du MRAP national.

" Le MRAP condamne fermement l'incendie de la mosquée de Montbéliard (Doubs) survenu jeudi 10 novembre 2011.

Cet incendie signé par un mystérieux groupuscule dénommé « Les échappées belles » – qui fait suite à l’incendie du camion de la mosquée au mois d’octobre dernier, accompagné du message raciste « Bougnoules dégagez d’ici – Y en a marre ! » glissé sous la porte de la mosquée -  ne peut être isolé du climat de haine entretenue par l'extrême-droite à l'encontre des musulmans et de leurs lieux de culte.

Le MRAP déplore l'inaction des pouvoirs publics contre les réseaux de la violence anti-musulmane qui organisent des campagnes contre la construction de mosquées.

Comment le ministère de l'intérieur pouvait-il ignorer les sites internet qui visent cette mosquée depuis 2009 ? Pourquoi ne s'est-il pas plus mobilisé suite à la première attaque subie par cette mosquée ?

Le MRAP qui condamne la multiplication des actes de violence contre les organes de presse, les théâtres ou les lieux de cultes, déplore la passivité ou la moindre mobilisation du ministre de l'intérieur quand des édifices religieux musulmans sont visés.

La loi républicaine ne se divise pas, elle implique la même indignation, la même mobilisation contre tous les extrémismes.

Le MRAP assure les pratiquants de la mosquée de Montbéliard de toute sa solidarité. "


Paris 11 novembre 2011


Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 20:33

Le 31 octobre 2011 est un jour historique pour le peuple palestinien. En effet, ce jour, la Palestine est accueilli comme nouveau membre de l'UNESCO.

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Malgré l'opposition farouche et obstinée des Etats-Unis et d'Israël, la Palestine, meurtrie et dépecée depuis des décennies résiste et poursuit son action pour la reconnaissante d'une nation palestinienne multi-culturelle et multi-confessionnelle.

 

La prochaîne et ultime étape pour le peuple palestinien est la reconnaissance d'un Etat Palestinien souverain ! Le combat est difficile : c'est David contre Goliath ! Mais Goliath n'est pas forcément le vainqueur !

 

Logos

 


Lundi 31 octobre 2011 1 31 /10 /Oct /2011 15:46

 Le FORUM IRTS  de Lorraine

organise une conférence-débat sur le thème :

 "Révoltes arabes : bilan et perspectives"

par Farouk Mardam-Bey intellectuel syrien


manifestation-egypte.jpg Qu’est-ce être arabe en ce début de XXIe siècle ? Quels sentiments secouent les peuples en révolte en rive sud de la méditerranée, quels espoirs ? Quelles sont les chances réelles de la démocratie dans ces pays où le despotisme a souvent régné depuis leur “indépendances” et où l’intégrisme présente un risque majeur de confiscation des espaces de libertés espérés par les mouvements naissants ? Le vent de liberté et de soif de démocratie qui a soufflé a balayé nombre de clichés sur “la rue arabe” et repositionné le peuple comme maître de son destin.


Mercredi 09 novembre 2012 à 20h30

Forum IRTS de Lorraine

201, avenue Pinchard - 54000 - Nancy

Tél : 03 83 93 36 90

 

L'intervenant : Farouk Mardam-Bey, intellectuel syrien, directeur de la collection Sindbad chez Actes Sud, ancien conseiller culturel à l’Institut du Monde Arabe, membre du comité de recherches de l’Institut des Études Palestiniennes.


 Conférence dans le cadre de la manifestation “Tous les printemps du monde…”

orga­nisée par le Collectif de soutien au Printemps arabe en partenariat avec :

- l’Association des Travailleurs Maghrebins de France

- Le Col­lectif de solidarité avec les peuples en lutte pour la démocratie, la liberté et la justice sociale

- Le Mouvement de solidarité avec le peuple syrien 

 

Publications de Farouk Mardam-Bey chez Actes Sud :

- Sarkozy au Proche-Orient, (dir.), co-éd. IEP, 2010

- Être arabe avec E. Sanbar, C. Kantcheff, 2007

 

 + d’infos : www.forum-irts-lorraine.fr



Samedi 29 octobre 2011 6 29 /10 /Oct /2011 13:40


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Le Festival du Film Italien de Villerupt est chaque année, un événement culturel majeur en Lorraine, et suscite depuis longtemps l'intérêt de pays frontaliers, comme le Luxembourg, la Belgique et l'Allemagne. Plus qu'un simple relais du cinéma italien en France, c'est un véritable héritage de toute une génération d'immigrés qui ont imprégné l'Histoire de cette région.

L'idée de créer un festival de cinéma italien a germé pour la première fois en 1976, au sein d'une joyeuse équipe de cinéphiles. Les raisons d'un tel engouement pour ce pays et son 7ème art ? Celles 'un simple constat sur le grand succès de ce cinéma en France, à cette époque.

Le cœur de Villerupt, qui cessait déjà de battre au rythme des usines sidérurgiques, va ainsi s'animer de plus belle pour accueillir cette manifestation, du 9 au 14 novembre 1976.

Les spectateurs de souche italienne composent alors la majorité du public, et répondent en masse à cette invitation, qui leur permet de retrouver leurs origines, le temps d'un film. Il s'ouvre également à un public français très présent et heureux de découvrir la richesse de ce cinéma.

Forte de ce succès, c'est donc tout naturellement que l'expérience est réitérée les années suivantes. Aujourd'hui, l'aventure continue et la manifestation n'a jamais cessé de progresser. Sa durée s'est allongée à deux semaines et trois week-ends, sa fréquentation s'est élargie à un niveau international et atteint désormais les 40 000 entrées.

 

 

Festival : du vendredi 28 octobre au 13 novembre 2011

+ d'infos : http://festival-villerupt.com/

 



Jeudi 20 octobre 2011 4 20 /10 /Oct /2011 11:38

Un article paru sur le site Le Point.fr - 20/10/2011

Le soldat franco-israélien et le militant franco-palestinien n'ont pas bénéficié du même traitement en France après leur emprisonnement. L'étudiant franco-palestinien Salah Hamouri est emprisonné en Israël depuis le 13 mars 2005.

Un "immense soulagement". Voilà comment la libération de Gilad Shalit a été accueillie par Nicolas Sarkozy, qui a pris le soin d'écrire au soldat franco-israélien, pris en otage pendant cinq ans par le Hamas à Gaza, une lettre décrivant le "bonheur" et l'"émotion" des Français. Dès le lendemain, le président français demande avec "insistance" qu'un autre binational, le Franco-Palestinien Salah Hamouri, fasse "partie de la seconde vague de libération de prisonniers palestiniens". Or, le même jour, interrogé sur ce cas à la radio, le ministre de la Défense Gérard Longuet avoue à la surprise générale "découvrir sa situation", arguant que "personne n'est parfait". Salah-Hamouri.jpg Comme un symbole du silence qui entoure le cas de ce Fr anco-Palestinien emprisonné en Israël depuis 2005.


"C'est la première fois que Nicolas Sarkozy prononce le nom de mon fils en sept ans", s'émeut Denise Hamouri, mère de Salah. "Mais cette phrase n'a pas de sens et demeure même contre-productive. Mon fils  doit sortir de prison le 28 novembre prochain. Pourquoi devrait-il attendre le 18 décembre et la seconde vague de libération de prisonniers ?". D'après une source proche du dossier, c'est le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, qui aurait demandé à son homologue français d'évoquer le cas du Franco-Palestinien, lors de sa visite en France le 14 octobre dernier.


Aucune preuve

Né à Jérusalem, d'un père palestinien et d'une mère française, Salah Hamouri fait partie des 270 000 Palestiniens habitant Jérusalem-Est, où il vivait grâce à un titre de résident. Profondément attaché à sa patrie, le Palestinien n'a pas demandé la nationalité israélienne à laquelle il pouvait prétendre, et qui lui aurait permis de bénéficier du statut privilégié des 20 % d'Arabes que compte l'État hébreu. Étudiant en sociologie à l'université de Bethléem, Salah Hamouri préfère, lui, militer. "En Palestine, tous les étudiants sont plus ou moins engagés politiquement", explique sa mère. Cet engagement lui vaudra deux incarcérations. Au lycée, le jeune homme est arrêté trois mois pour propagande politique : il avait en fait collé des affiches militantes. Rebelote en 2004. Il est cette fois arrêté pour avoir fréquenté un activiste recherché.

Mais sa vie bascule le 13 mars 2005. Sur la route de Ramallah, le jeune homme de 19 ans est arrêté par les forces de sécurité israéliennes. Une dénonciation anonyme affirme que le Franco-Palestinien est passé de nuit en voiture devant le domicile du rabbin Ovadia Yossef, chef spirituel du parti Shass (ultraorthodoxe séfarade). Celle-ci est confirmée par les caméras de surveillance de la maison. Très vite, Salah est accusé d'avoir participé à un complot visant à assassiner le religieux. Pourtant, l'acte d'accusation révèle un complot "loin de la réalisation" avec "des éléments essentiels manquants" pour qu'il puisse être exécuté. La source anonyme ainsi que des prisonniers palestiniens appelés à témoigner accusent également le jeune homme d'appartenir à un mouvement de jeunesse proche du Front populaire de libération de la Palestine, organisation considérée comme terroriste par Israël. "Il est nécessaire, pour expliquer la sévérité de la peine, de rappeler le contexte sensible : nous sommes seulement quelques années après la seconde Intifada", explique une source proche du dossier. Pourtant, l'accusation portée contre le Franco-Palestinien ne repose sur aucun autre élément.


Curieux "arrangement"

Après trois ans d'incarcération sans jugement, Hamouri se voit proposer un "arrangement". Les quatorze années de réclusion criminelle que risque le jeune homme seront réduites s'il plaide coupable. "C'est la règle pour 90 % des détenus palestiniens dans les prisons militaires israéliennes qui, en plaidant coupable, s'évitent une trop grosse peine", indique notre source. Salah Hamouri accepte, et le 17 avril 2008, il est condamné à sept ans de prison. "Il a été condamné sur la base de ses propres aveux", indique Yigal Palmor, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères. "S'il est convaincu de son innocence, pourquoi Salah Hamouri n'a-t-il pas interjeté appel auprès de la Cour suprême ? Pourquoi n'a-t-il pas demandé l'amnistie du président ?" demande-t-il.

Selon l'acte de condamnation, le "tribunal reconnaît une peine anormalement élevée, car l'accusé n'a pas exprimé de regrets. (...) Cela est d'autant plus grave que celui-ci est jeune." "Salah ne pouvait regretter quelque chose qu'il n'avait pas commis", s'insurge Denise Hamouri. La mère rappelle qu'un appel ne peut être interjeté après un tel arrangement.

 

Indifférence de la France

Face à ce qu'elle considère comme un "délit d'intention", Denise Hamouri s'est lancée en France, en compagnie du député honoraire communiste Jean-Claude Lefort, dans une campagne pour obtenir la libération de son fils. Mais elle a vite déchanté. "Gilad Shalit et Salah Hamouri n'ont pas été traités sur un pied d'égalité", estime-t-elle. La femme en veut pour preuve les nombreuses visites à l'Élysée de Noam Shalit, le père du soldat franco-israélien, tandis qu'elle a dû se battre pour décrocher deux rendez-vous avec des conseillers de Nicolas Sarkozy. "On m'a fait comprendre qu'il fallait que je sois discrète", souligne-t-elle. "La France n'a eu de cesse de répéter qu'elle n'intervenait pas dans les procédures judiciaires d'autres pays", rappelle Jean-Claude Lefort. "Mais pourquoi ce principe n'a-t-il pas été respecté concernant Florence Cassez au Mexique ?"

 

La presse non plus ne s'est pas passionnée pour le cas de Salah Hamouri. "Nous avons effectué beaucoup de démarches en direction des médias, qui n'ont eu que très peu de retombées", constate Jean-Claude Lefort. La seule intervention notoire vient de François Cluzet. Invité sur le plateau du 13 heures de France 2 en novembre 2009, l'acteur français a affirmé que le Franco-Palestinien était incarcéré pour "délit d'opinion", provoquant une vive réaction du Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme, qui a saisi le CSA. "En France, on est accusé d'antisémitisme dès lors que l'on critique la politique des dirigeants israéliens", déplore Jean-Claude Lefort. "Il existerait donc plein d'antisémites en Israël", ironise-t-il. Selon Yigal Palmor, Salah Hamouri a bénéficié d'un avocat lors de son jugement, et a eu accès sans limites à ce que la justice israélienne met à disposition de tout accusé : visite médicale et familiale, tout ce dont a été privé Gilad Shalit. Pour le porte-parole, "comparer les deux cas relève de l'ignorance inexcusable ou d'une volonté manifeste de manipulation".


Grève de la faim

Le 27 septembre dernier, Salah Hamouri a entamé une grève de la faim dans sa prison de Guilboa (nord d'Israël). Se joignant à d'autres détenus palestiniens, il proteste contre le durcissement de leurs conditions de détention depuis l'enlèvement du soldat Shalit en 2006. Les prisonniers obtiennent gain de cause, mais les autorités transfèrent le Franco-Palestinien à l'isolement, puis dans la prison de Shatta, sans possibilité de voir sa famille, son avocat, ni même le consul de France jusqu'au 5 novembre suivant. "La vie n'est gaie pour personne en prison, et Salah Hamouri n'a pas bénéficié d'un traitement particulièrement mauvais", estime pour sa part Yigal Palmor.

Une dernière menace se dresse sur le chemin de Salah Hamouri. Une ancienne loi israélienne, remise à jour depuis la prise d'otage de Shalit, offre la possibilité à la justice militaire de convertir au cours d'une peine les années administratives (345 jours) en années civiles (365). Dès lors, le Franco-Palestinien pourrait devoir passer 140 jours supplémentaires en prison. Et sa mère de formuler une dernière demande : "Puisque la France n'a pas pu ou pas voulu aider pour notre fils pendant tant d'années, nous lui demandons de faire en sorte qu'il sorte le 28 novembre, à la date prévue."

 

François Mori / Sipa

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