Selon le HCR : une aide d'urgence est nécessaire pour 8 millions d'Irakiens
A l'occasion de la première conférence internationale consacrée à la situation humanitaire en Irak, mardi 17 avril, l'ONU a demandé à la communauté internationale de se mobiliser concrètement en ouvrant ses portes aux réfugiés irakiens. Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), qui préside cette rencontre de deux jours à Genève, estime que 4 millions d'Irakiens ont fui leur domicile et qu'ils sont 8 millions (sur environ 29,5 millions) à nécessiter une aide humanitaire d'urgence. La situation des réfugiés est particulièrement
critique, selon le HCR. Chaque mois, 50 000 personnes doivent quitter leur foyer alors que des pays comme la Syrie et la Jordanie, qui ont accueilli une grande majorité de ce flux depuis le début de la guerre, menacent de fermer leurs frontières.
Dans un message vidéo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a averti que le drame "ne va pas se résoudre tout seul" et demandé aux pays voisins de "laisser leurs frontières ouvertes et de ne pas procéder à des retours forcés". Afin "d'assurer l'accès aux services de soins et d'éducation", M. Ban estime indispensable que les autres pays continuent "de donner asile ou de fournir d'autres formes de protection".
S'il ne s'agit pas d'une conférence des donateurs, les Nations unies attendent de cette réunion, qui regroupe une soixantaine de pays, dont l'Irak, une mobilisation accrue, en particulier de la part des gouvernements occidentaux. Le haut-commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, a rappelé qu'en 2006 "les Irakiens sont devenus le groupe le plus important de demandeurs d'asile" dans les pays industrialisés, augmentant de 77 % en un an.
"L'Irak n'est pas seulement une question politique et sécuritaire profondément controversée, mais une crise humanitaire profonde et de longue durée qui affecte des millions de civils", a affirmé le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes, en soulignant les grandes difficultés suscitées par les sanctions internationales qui ont précédé le conflit.
L'ONG Human Rights Watch a, pour sa part, exigé un effort particulier de la part des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à l'origine, selon elle, d'une guerre "qui a précipité un conflit religieux, qui a causé d'autres violences, persécutions et déplacements à grande échelle", selon son directeur chargé des réfugiés, Bill Frelick.
critique, selon le HCR. Chaque mois, 50 000 personnes doivent quitter leur foyer alors que des pays comme la Syrie et la Jordanie, qui ont accueilli une grande majorité de ce flux depuis le début de la guerre, menacent de fermer leurs frontières.Dans un message vidéo, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a averti que le drame "ne va pas se résoudre tout seul" et demandé aux pays voisins de "laisser leurs frontières ouvertes et de ne pas procéder à des retours forcés". Afin "d'assurer l'accès aux services de soins et d'éducation", M. Ban estime indispensable que les autres pays continuent "de donner asile ou de fournir d'autres formes de protection".
S'il ne s'agit pas d'une conférence des donateurs, les Nations unies attendent de cette réunion, qui regroupe une soixantaine de pays, dont l'Irak, une mobilisation accrue, en particulier de la part des gouvernements occidentaux. Le haut-commissaire pour les réfugiés, Antonio Guterres, a rappelé qu'en 2006 "les Irakiens sont devenus le groupe le plus important de demandeurs d'asile" dans les pays industrialisés, augmentant de 77 % en un an.
"L'Irak n'est pas seulement une question politique et sécuritaire profondément controversée, mais une crise humanitaire profonde et de longue durée qui affecte des millions de civils", a affirmé le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, John Holmes, en soulignant les grandes difficultés suscitées par les sanctions internationales qui ont précédé le conflit.
L'ONG Human Rights Watch a, pour sa part, exigé un effort particulier de la part des Etats-Unis et du Royaume-Uni, à l'origine, selon elle, d'une guerre "qui a précipité un conflit religieux, qui a causé d'autres violences, persécutions et déplacements à grande échelle", selon son directeur chargé des réfugiés, Bill Frelick.
Source : AFP et Reuters
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