Front National, qui sont ses électeurs ?
Une étude de l’institut IFOP a été réalisée sur l’électorat du Front National. Un échantillon cumulé de 27 338 personnes dont 1312 se déclarant « proches du parti de Jean-Marie Le Pen à fait l’objet de 28 enquêtes menées en 2006. Premier constat : c’est parmi les ouvriers, les employés et les retraités que se trouve l'essentiel des électeurs du parti d’extrème-droite.
Chez les sympathisants du FN, la catégorie la mieux représentée est celle des ouvriers (qui représente 25 % de l'électorat FN contre 14 % des Français). Viennent ensuite les employés (22 % contre 18 %) et les retraités, même si la proportion de ces derniers est un peu moindre que dans la population totale (23 % contre 25 %).
Par ailleurs, la légère surreprésentation des agriculteurs par rapport à la moyenne nationale (1,5 % contre 1 %) confirme la percée du FN notée à la présidentielle de 2002 dans cette population.
Les professions libérales, les cadres supérieurs et es professions intermédiaires sont par contre moins attirées par le FN (2,5 % et 8 % contre 7 et 14 %).
Cette étude premet de dresser un portrait type du sympathisant du FN : qui est le plus souvent de sexe maculin (52 %) âgé de 35 à 49 ans (32 % alors que ce créneau d'âge ne réunit que 28 % de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21 %).
Les deux catégories d’âge plus de 65 ans et 18-24 ans sont moins représentés que dans l'ensemble de la population (17 % et 9 % contre 21 % et 11 %). Ce symparhisant type habite plus fréquemment une agglomération de province (60 %) ou une commune rurale où de plus en plus d'anciens urbains viennent s'établir (30 % contre 25 % pour la moyenne nationale) et se fait plus rare dans la région parisienne (10 % contre 16 %).
Ce sympathisant FN déclare avoir "peu ou pas du tout" d'"intérêt pour la politique" (67 % contre 56 % pour l’ensemble de la population) mais il participe plus souvent aux élections (52 % contre 50 %). S'il participe moins fréquemment que le reste de la population aux manifestations (47 contre 50 %), le noyau de ceux qui manifestent régulièrement est plus important que celui de l'ensemble des Français (28 % contre 25 %).
68 % des personnes se déclarant "proches" du Front national déclarent "vivre difficilement" avec les revenus du foyer alors qu'ils sont 54 % à le dire dans l'ensemble de la population. De même, 81 % contre 76 % pensent que les jeunes ont moins de chances de réussir que leurs parents.
Le thème le plus mobilisarteur pour ces sympathisants du FN est l’immigration. Thème qu’ils lient avec celui de l’insécurité. Pour 86 % d'entre eux, il y a trop d'immigrés en France soit 33 points de plus que la moyenne nationale. 54 % contre 40 % pour l'ensemble des Français pensent qu'"on ne se sent en sécurité nulle part".
De même 78 % sont pour le rétablissement de la peine de mort : "Aucun autre électorat souhaite majoritairement ce rétablissement", souligne Jérôme Fourquet, le directeur adjoint du département opinion publique de l'Ifop.
Concernant « le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers résidant en Franceaux « ils sont 36 % de sympathisants du FN à être d’accord contre 63 % des Français.
72 % de ces derniers disent qu'il "faut que l'Etat donne plus de libertés aux entreprises" et autant que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment". En comparaison, les sympathisants de l'UMP répondent à 82 % "oui" à la première question et à 71 % "oui" à la seconde.
Sur une question de société, 71 % de proches du FN adhérent à l'idée que "l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité", 6 points de moins que la moyenne nationale. Cette question porte sur la pratique sexuelle (ce qui est du "domaine privé", même pour M. Le Pen) et non sur le mariage ou l'adoption par des couples homosexuels (qui touchent la sphère publique et rencontrent beaucoup d'hostilité chez les frontistes).
Cette étude montre enfin que les plus grandes possibilités de progression de l’électorat de Le Pen se trouvent parmi les femmes, les plus de 50 ans, les ouvriers ou retraités et dans les communes rurales.
05.11.2006
Chez les sympathisants du FN, la catégorie la mieux représentée est celle des ouvriers (qui représente 25 % de l'électorat FN contre 14 % des Français). Viennent ensuite les employés (22 % contre 18 %) et les retraités, même si la proportion de ces derniers est un peu moindre que dans la population totale (23 % contre 25 %).
Par ailleurs, la légère surreprésentation des agriculteurs par rapport à la moyenne nationale (1,5 % contre 1 %) confirme la percée du FN notée à la présidentielle de 2002 dans cette population.
Les professions libérales, les cadres supérieurs et es professions intermédiaires sont par contre moins attirées par le FN (2,5 % et 8 % contre 7 et 14 %).
Cette étude premet de dresser un portrait type du sympathisant du FN : qui est le plus souvent de sexe maculin (52 %) âgé de 35 à 49 ans (32 % alors que ce créneau d'âge ne réunit que 28 % de Français) ou de 50 à 64 ans (23 contre 21 %).
Les deux catégories d’âge plus de 65 ans et 18-24 ans sont moins représentés que dans l'ensemble de la population (17 % et 9 % contre 21 % et 11 %). Ce symparhisant type habite plus fréquemment une agglomération de province (60 %) ou une commune rurale où de plus en plus d'anciens urbains viennent s'établir (30 % contre 25 % pour la moyenne nationale) et se fait plus rare dans la région parisienne (10 % contre 16 %).
Ce sympathisant FN déclare avoir "peu ou pas du tout" d'"intérêt pour la politique" (67 % contre 56 % pour l’ensemble de la population) mais il participe plus souvent aux élections (52 % contre 50 %). S'il participe moins fréquemment que le reste de la population aux manifestations (47 contre 50 %), le noyau de ceux qui manifestent régulièrement est plus important que celui de l'ensemble des Français (28 % contre 25 %).68 % des personnes se déclarant "proches" du Front national déclarent "vivre difficilement" avec les revenus du foyer alors qu'ils sont 54 % à le dire dans l'ensemble de la population. De même, 81 % contre 76 % pensent que les jeunes ont moins de chances de réussir que leurs parents.
Le thème le plus mobilisarteur pour ces sympathisants du FN est l’immigration. Thème qu’ils lient avec celui de l’insécurité. Pour 86 % d'entre eux, il y a trop d'immigrés en France soit 33 points de plus que la moyenne nationale. 54 % contre 40 % pour l'ensemble des Français pensent qu'"on ne se sent en sécurité nulle part".
De même 78 % sont pour le rétablissement de la peine de mort : "Aucun autre électorat souhaite majoritairement ce rétablissement", souligne Jérôme Fourquet, le directeur adjoint du département opinion publique de l'Ifop.
Concernant « le droit de vote aux élections municipales pour les étrangers résidant en Franceaux « ils sont 36 % de sympathisants du FN à être d’accord contre 63 % des Français.
72 % de ces derniers disent qu'il "faut que l'Etat donne plus de libertés aux entreprises" et autant que "les chômeurs pourraient trouver du travail s'ils le voulaient vraiment". En comparaison, les sympathisants de l'UMP répondent à 82 % "oui" à la première question et à 71 % "oui" à la seconde.
Sur une question de société, 71 % de proches du FN adhérent à l'idée que "l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité", 6 points de moins que la moyenne nationale. Cette question porte sur la pratique sexuelle (ce qui est du "domaine privé", même pour M. Le Pen) et non sur le mariage ou l'adoption par des couples homosexuels (qui touchent la sphère publique et rencontrent beaucoup d'hostilité chez les frontistes).
Cette étude montre enfin que les plus grandes possibilités de progression de l’électorat de Le Pen se trouvent parmi les femmes, les plus de 50 ans, les ouvriers ou retraités et dans les communes rurales.
05.11.2006
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