La journaliste russe Anna Politkovskaïa assassinée
Spécialiste du conflit tchétchène, Anna Politkovskaïa était journaliste à Novaïa Gazeta, l'un des derniers quotidiens indépendants en Russie. Véritable bête noire du président Poutine, en raison de sa liberté de ton et de ses nombreuses enquêtes accablantes sur la politique du Kremlin dans le Caucase et en particulier en Tchétchénie, Anna Politkovskaïa a été tuée par balles samedi 7 octobre à Moscou.
Son corps a été découvert dans l'ascenseur de son immeuble. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation", sans privilégier de piste dans un premier temps. Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, Mme Politkovskaïa avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie".
Pour Amnesty International, Anna Politkovskaïa aurait été visée en raison de son travail de journaliste témoignant des violations des droits de l'homme en Tchétchénie et dans d'autres régions de Russie.
Amnesty appelle les autorités russes à enquêter sur son meurtre de façon minutieuse et impartiale, à publier les résultats de l'enquête et à ce que les auteurs présumés soient jugés dans le respect du droit international. Elle demande également au gouvernement russe de "prendre des mesures urgentes pour assurer à tous les défenseurs des droits de l'Homme et aux journalistes indépendants en Russie, y compris ceux travaillant dans le Caucase, de pouvoir mener leurs activités en toute sécurité et sans crainte de harcèlement ou d'intimidation".
Son corps a été découvert dans l'ascenseur de son immeuble. Le Parquet a ouvert une enquête pour "meurtre avec préméditation", sans privilégier de piste dans un premier temps. Primée à l'étranger, notamment par le Pen Club International et en 2003 par le prix du Journalisme et de la Démocratie de l'OSCE, Mme Politkovskaïa avait publié plusieurs livres, dont "Voyage en enfer. Journal de Tchétchénie".Pour Amnesty International, Anna Politkovskaïa aurait été visée en raison de son travail de journaliste témoignant des violations des droits de l'homme en Tchétchénie et dans d'autres régions de Russie.
Amnesty appelle les autorités russes à enquêter sur son meurtre de façon minutieuse et impartiale, à publier les résultats de l'enquête et à ce que les auteurs présumés soient jugés dans le respect du droit international. Elle demande également au gouvernement russe de "prendre des mesures urgentes pour assurer à tous les défenseurs des droits de l'Homme et aux journalistes indépendants en Russie, y compris ceux travaillant dans le Caucase, de pouvoir mener leurs activités en toute sécurité et sans crainte de harcèlement ou d'intimidation".
› Sources AFP
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