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Permanences

Le MRAP tient des Permanences
 d’accueil, d’écoute
 et d’accompagnement
 des personnes victimes
 de discriminations
 sur le département
 de la Moselle.
Elles sont animées
 par des équipes
 de bénévoles formées :


- aux techniques d’accueil
 et d’écoute de tous publics


- aux différentes mesures
 relatives à la lutte contre
 les discriminations

- au dispositif législatif
 concernant l’entrée
 et le séjour des étrangers


Elles s’appuient sur
le concours d’avocats
 et des conseillers
 de la Permanence
 Juridique Nationale du MRAP.


Prendre contact :

à METZ 
Lieu :  MRAP
16, rue Vandernoot
57000 - METZ
Horaires :
les mercredis de 15h à 18h
(sauf congés scolaires)

Prendre rdv en appelant le :
03 87 56 12 31

à SARREGUEMINES
Lieu : Culture et Liberté
26, rue de la Grande Armée
57200 - SARREGUEMINES

Horaires :
les mercredis de 17h à 22h

Pendre rdv en appelant le :
06 73 55 69 61

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Discrimination

 

   Depuis le 4 novembre, le Bas-Rhin est un des sept départements français où sera menée l'expérimentation du CV anonyme. Celui-ci ne fait pas figurer des éléments comme la photo du candidat ou son lieu de naissance et son âge.


L'agence Pôle Emploi de la Meinau et celle de Molsheim, ainsi que des grands noms de l'intérim et des cabinets de recrutement, collecteront les CV pour les rendre anonymes. Ils les communiqueront ensuite aux entreprises du département participant à l'expérimentation qui durera six mois.


Selon ses promoteurs, il peut lever la barrière des préjugés à l'égard des candidats.


06.11.2009



Un communiqué du MRAP National


17 octobre 1961 - 17 octobre 2009 : vérité et justice

  Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui vient de leur être imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l'égalité, leur droit à l'indépendance et le droit des peuples à disposer d'eux mêmes. Ce jour là et les jours qui suivirent des centaines de manifestants furent tués par des policiers aux ordres de leurs supérieurs.

Depuis, certes, Maurice Papon a été condamné pour sa participation à la déportation de milliers de Juifs à Bordeaux, mais jamais il n'a eu à répondre de sa responsabilité dans ce crime d'Etat. La République française a reconnu la responsabilité de la France dans l'Etat français de Vichy. Mais la France n'a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu'elle a menées, en particulier dans la guerre d'Algérie et dans le cortège d'horreurs qu'il a entraîné.

Alors que certains nostalgiques de l'Algérie française voudraient réhabiliter cette période noire de notre histoire, le MRAP tient à rappeler que la colonisation a été émaillée, jusqu'au cœur de la Métropole, de crimes et de massacres qui constituent de véritables crimes contre l'humanité, contrairement à l'affirmation de la loi du 23 février 2005, dont un alinéa de l'article 4 prévoyait l'enseignement du “ rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ”.

Pour le MRAP le devoir de mémoire s'impose pour cette période de notre histoire comme il s'est imposé pour la période de la collaboration vichyste avec l'Allemagne nazie. Ce n'est qu'à ce prix que pourront disparaître les séquelles les plus graves héritées de la guerre d'Algérie: le racisme dont sont victimes aujourd'hui encore nos compatriotes d'origine algérienne ou par extension maghrébine, et les discriminations, qui s'enracinent de manière tenace dans ce passé colonial. C'est à ce prix aussi qu'on pourra neutraliser les tenants de la logique de la concurrence des mémoires.

Le MRAP, cette année encore, sera au rassemblement du 17 octobre 2009 à 17h, Place St Michel, pour lequel l'appel a été signé par plus de 40 organisations, afin d'obtenir : La reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961 La liberté d'accès effective aux archives pour tous, historiens et citoyens Le développement de la recherche historique sur ces questions dans un cadre franco-algérien et international.

Paris, le 16 octobre 2009.

> Voir l'appel avec les associations et organisations signataires, cliquez sur le lien :  17 octobre 2009


Racisme : un capitaine de gendarmerie sanctionné pour une "attitude inadmissible"

Un article paru sur le blog Secret Défense le 02.10.2009

  Une sale histoire secoue la gendarmerie, en particulier son Groupement blindé sur le plateau de Satory, à Versailles qui réunit plusieurs escadrons de gendarmerie mobile. La Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité) a été saisie, par un courrier envoyé hier soir, au nom de six gendarmes se disant victimes du racisme. "Ces militaires ont régulièrement été victimes de propos racistes tout comme ils ont fait l'objet de discriminations" affirme la saisine"en vue de l'ouverture d'une enquête" la Halde. re, un avocat, Me Joseph Cohen-Sabban avait annoncé au Parisien son intention de saisir "Par prudence" quant aux faits, Me Cohen-Sabban n'a pas souhaité déposer une plainte pénale.

L'avocat a été contacté par trois des plaignants cet été, alors qu'ils servaient au Palais de Justice.

 

Selon l'avocat des six gendarmes - qui sont des Français d'origine maghrébine ou africaine - les militaires ont été "maintes fois" traité de "bougnoule", de "bamboula" ou de "quota". D'eux d'entre eux parlent d'humiliations au cours d'une remise de galons - un gradé les ayant trempés dans un verre de bière et tenté de les mettre dans la bouche de ces gendarmes. Ces jeunes gendarmes, qui ont moins de trente ans, se plaignent également de voir leur carrière ralentie : ils estiment être mal notés à cause de leurs origines.


Voici quelques éléments extraits de la saisine de la Halde : en mars 2006, les gendarmes E.K. et O. sont reçus par leur capitaine leur de leur arrivée à l'escadron. En fin d'entretien, celui-ci leur précise que "les blagues racistes sont coutumes à l'escadron, il ne faut pas le prendre mal, il faut faire avec". Le gendarme L. affirme que son capitaine l'a "maintes fois appelé bougnoule et n'hésite pas à lui répéter qu'il est le quota du secrétariat car il est noir". "Il y a trop de bougnoules et de nègres dans cet escadron. Depuis quand un Arabe ça réfléchit ?" sont des propos régulièrement entendus par le gendarme A de la part de son supérieur. Un lieutenant aurait qualifié le gendarme P. de "nègre".

 

Avant le dépôt de la plainte, une enquête interne "a permis de démontrer la réalité des faits", indique la Direction générale de la Gendarmerie nationale, qui estime qu'une "telle attitude inadmissible et tout à fait contraire aux valeurs qu'entend promouvoir la gendarmerie nationale".

 

Le capitaine, commandant l'escadron 14/1, a été sanctionné au mois de juillet de trente jours d'arrêt - ce qui constitue une punition grave pour un officier. Clairement, sa carrière est brisée et la gendarmerie reconnaît avoir voulu "taper fort". L'officier, âgé de 53 ans, a été aussitôt muté dans un poste d'état-major, sans autorité hiérarchique, alors même qu'il devait quitter son commandement quelques semaines plus tard.

 

Selon nos informations, les faits remontent à 2006. Les jeunes gendarmes n'ont pas averti leurs représentants (Présidents des sous-officiers) au sein de leur unité, assure une source au sein de l'institution, ce que contestent les six gendarmes, qui affirment avoir alerté leur hiérarchie. Le capitaine sanctionné aurait reconnu employer des expressions comme "travail d'arabe" pour du travail mal fait, ou se moquer des Arabes comme il le fait des Bretons... Sur l'épisode des galons trempés dans la bière, il aurait déclaré ne plus s'en souvenir.

 

Quand à la discrimination en matière de notation, les faits risquent d'être plus difficiles à établir, car il faudra faire la distinction entre les six gendarmes. Selon nos informations, l'un des plaignants est en effet mal noté, ses chefs estimaient qu'il manquait "d'allant et de dynamisme" - ce que peu de ses collègues contestent. Ce point particulier provoque d'ailleurs une ambiance tendue au sein de l'escadron (115 hommes).

 

Maintenant qu'elle est officiellement saisie, la Halde va mener son enquête. L'avocat espère qu'elle émettra un avis "invitant la Gendarmerie à réviser la notation administrative de ces jeunes gens", mais en tout cas "il ne cherche pas des sanctions", assure-t-il.

 

En interne, les plaignants semblent être rassurés. Certains d'entre eux ont été reçus samedi dernier par leur hiérarchie et celle-ci leur a assuré qu'il n'y aurait pas de représailles à leur encontre.

Halde et Gendarmerie se connaissent bien : les deux institutions ont signé, en décembre 2007, un accord de partenariat. Cet accord vise à "sensibiliser les gendarmes aux différents types de discrimination en leur transmettant les outils nécessaires à l'exercice de leur mission de police administrative et judiciaire".


03.10.2009




  Le MRAP a fait citer le Ministre de l'Intérieur, M. Brice Hortefeux, pour injures racistes devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, où il comparaîtra le 17 décembre prochain.

Pour mémoire, ce dernier avait, lors de l'université d'été de l'UMP, début septembre, tenu deux propos qualifiés d'injures racistes par le MRAP.

Le premier consistait à renvoyer les personnes d'origine arabe à des modèles fabriqués sur « prototype ». (Des personnes d'origine arabe devraient, selon ce « prototype », nécessairement être de confession musulmane, ne pas manger du porc et ne pas boire de la bière.)


La seconde expression excluait les personnes d'origine arabe du pacte social et du 'vivre-ensemble', considérant que lorsqu'« il y en a beaucoup », elles posaient « problème ».


Maître Pierre Mairat, en charge du dossier, défendra les intérêts du MRAP.

29.09.2009



Voir le site du dessinateur LASSERPE : http://lasserpe.blogs.sudouest.com/


Communiqué du MRAP National

Université d'été de l'UMP : le MRAP porte plainte contre les propos du ministre de l'Intérieur et demande sa démission.

  Fidèle à ses principes d'une lutte sans concession contre le racisme sous toutes ses formes, quels qu'en soient les auteurs ou les lieux, le Bureau exécutif du MRAP réuni ce lundi 14 septembre 2009, a pris la décision de faire citer devant le tribunal correctionnel du chef de diffamation à caractère raciste M. Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, pour les propos profondément humiliants et attentatoires à la dignité et la considération des personnes d'origine arabe.

 

Cette expression blessante s'inscrit dans le contexte de l'université d'été de l'UMP, lors d'une conversation à bâtons rompus entre militants. M. Hortefeux a non seulement failli à son statut de ministre qui représente les valeurs de la République, mais de surcroît a participé à l’incitation à la discrimination, confortant ainsi les préjugés racistes en y apportant sa contribution, notamment en déclarant : « Quand il y a en a un, ça va... C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes ».

 

C'est sur ce fondement que le MRAP demande également la démission de M. Brice Hortefeux de son poste ministériel.


Paris, le 14 septembre 2009


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