Permanences

no racism inside
Le MRAP Moselle
tient des Permanences
 d’accueil, d’écoute
 et d’accompagnement
 des personnes victimes
 de discriminations
 sur le département
 de la Moselle.
Elles sont animées
 par des équipes
 de bénévoles formées :

- aux techniques d’accueil
 et d’écoute de tous publics

- aux différentes mesures
 relatives à la lutte contre
 les discriminations

- au dispositif législatif
 concernant l’entrée
 et le séjour des étrangers

Elles s’appuient sur
le concours d’avocats
 et des conseillers
 de la Permanence
 Juridique Nationale du MRAP.


Prendre contact :

à METZ 
Lieu :  MRAP
16, rue Vandernoot
57000 - METZ
Horaires :
les mercredis de 15h à 18h
(sauf congés scolaires)
Prendre rendez-vous
en appelant le :
03 87 56 12 31

à SARREGUEMINES
Lieu : Culture et Liberté
26, rue de la Grande Armée
57200 - SARREGUEMINES
Horaires :
les 1er et 3ème mercredis
du mois de 17h à 19h


à FORBACH
Lieu : Centre Social
du quartier de Wiesberg
horaires :
les lundis de 10h à midi


Lieu : Mairie de Forbach
Bureau 27
horaires :
les lundis de 14h à 17h30


à SAINT-AVOLD
Lieu : Maison des Associations
rue de Dudweiler
57500 - SAINT-AVOLD
les 2° et 4° vendredi du mois


Pour les permanences
de Forbach, Saint-Avold
 et Sarreguemines

prendre rendez-vous
 en appelant le :

06 73 55 69 61
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Mardi 20 décembre 2011 2 20 /12 /Déc /2011 23:42

  Ils sont étrangers, sont venus étudier en France, souvent avec talent, allaient créer leur entreprise, participer à la recherche française ou avaient une promesse d’embauche dans une entreprise française … et ne peuvent plus le faire. Ils rentreront chez eux, et il est peu probable que l’envie les reprenne un jour de venir voir en France s’il y fait bon vivre. La raison de ce divorce ? Une circulaire, publiée en mai dernier par notre ministre de l’Intérieur, Claude Guéant pour mettre en oeuvre la politique anti-immigration de Nicolas Sarkozy.

 

La circulaire du 31 mai 2011 rappelle explicitement que « le nombre d’étrangers entrant en France pour motif professionnel (…) doit diminuer ». Pour cela, il ne doit plus être accordé « aucune facilité particulière dans l’examen de la procédure de délivrance d’une autorisation de travail » aux étudiants étrangers. Il est donc plus difficile pour les étrangers ayant étudié en France d’obtenir après leurs études une autorisation de travail. Il sera aussi plus difficile de venir étudier en France, et déjà des doctorants se voient refuser le renouvellement de leurs titres de séjour. Le message de la circulaire est claire : étranger, ne viens pas étudier chez nous, et n’espère pas trouver un emploi au terme de tes études. Employeur français, tu n’embaucheras pas d’étranger. Peuple de France, tes dirigeants veillent sur tes emplois ! Préférence nationale ! La France aux Français !

 

Nous protestons de toutes nos forces, avec le Collectif du 31 mai, pour le retrait de cette circulaire. Il est temps de rappeler que l’idée qu’elle véhicule est aussi mensongère que dangereuse. Dire que l’embauche d’un étranger prend l’emploi d’un citoyen français, c’est faux ! C’est un mensonge éhonté ! Un diplômé étranger travaillant en France, c’est quelqu’un qui paye ses impôts en France, qui consomme en France, qui achète en France, qui soutient l’emploi et la consommation en France. S’il devient chef d’entreprise, c’est quelqu’un qui embauche en France. S’il retourne dans son pays, c’est quelqu’un qui sait que la France est ouverte sur le monde et développe avec la France les échanges, le commerce. La France gagne à recevoir des étudiants étrangers. Les étudiants étrangers ne sont pas une menace pour la France, ils sont une chance. Les universités le savent très bien : la France doit recevoir plus d’étudiants étrangers. C’est aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Australie et maintenant même en Chine, que les étudiants étrangers apportent leur créativité, leur savoir-faire, leur énergie, leurs découvertes et leurs dépôts de brevets.

 

Nous demandons l’abrogation de la circulaire Guéant, moralement méprisable, économiquement suicidaire. Nous appelons les chefs d’entreprise comme les universitaires à soutenir publiquement cette demande. Nous prenons l’engagement de soutenir les actions du collectif du 31 mai dans son combat contre des mesures dont l’absurdité le dispute à l’indignité, et de parrainer les diplômés étrangers en les aidant concrètement dans leurs démarches dans les préfectures, à les protéger, à faire tout ce qui est en notre possibilité pour qu’ils puissent rester dans notre pays et lui apporter leur richesse, car la matière grise est de toutes les couleurs.

 

Parmi les premiers signataires :

Philippe Aghion, professeur d’économie à Harvard
Christian Baudelot, sociologue
Stéphane Beaud, sociologue
Vincent Berger, président de l’université Denis-Diderot
Jerome Bourdon, professeur en sociologie des medias, université de Tel Aviv
William Bourdon, avocat
Frédérique Bredin, présidente de société de production audiovisuelle
Geneviève Brisac, écrivain
Michel Broué, mathématicien, Institut Universitaire de France
Patrice Brun, président de l’université Bordeaux 3
Edouard Brézin, physicien
Christophe Charle, historien, président de l’ARESER
Catherine Clément, philosophe et romancière
Nathalie Duhamel,ancienne secrétaire générale de la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS)
Roger Establet, sociologue
Bernard Faivre d’Arcier, ancien président du Festival d’Avignon
Albert Fert, prix Nobel de Physique
Muriel Flis-Treves, psychiatre, psychanalyste
Marc Fontecave, chimiste, professeur au Collège de France
Lea Forestier, avocate
Caroline Fourest, rédactrice en chef de la revue Prochoix
René Frydman, professeur de médecine
Romain Goupil, cinéaste
André Grimaldi, professeur de médecine
Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite de psychopathologie
Tiennot Grumbach, avocat, ancien bâtonnier
Guillaume Hannezo, associé gérant Rotschild
Françoise Héritier, anthropologue, professeure au Collège de France
Laurent Heynemann, réalisateur
Caroline Huppert, réalisatrice
Yves Jeuland, réalisateur
Axel Kahn, président de l’université René Descartes
Anne de Kervasdoué, gynécologue,auteur d’essais sur la santé des femmes
Jean de Kervasdoué, professeur titulaire de chaire au CNAM,directeur de l’école Pasteur /CNAM de santé publique
David Kessler, directeur général des InrocKuptibles
Anne Lauvergeon,présidente du conseil de surveillance de Libération
Edgar Morin, sociologue et philosophe
Jean Jouzel, climatologue
Michele Manceaux, écrivain, journaliste
Tonie Marschall, productrice réalisatrice
Marie Masmonteil, productrice
Dominique Miller, psychanalyste
Jacques-Alain Miller, philosophe et psychanalyste français
Jean-Pierre Mignard, avocat
Serge Moati, réalisateur, producteur
Bertrand Monthubert, mathématicien, secrétaire national  du PS à l’enseignement supérieur et à la recherche
Pap N’Diaye, historien, EHESS
Mathilde Nobecourt, éditrice
Olivier Pastré, économiste, professeur à Paris 8
Christine Petit, biologiste, professeure au Collège de France
Thomas Piketty, directeur d’études à l’EHESS et professeur à l’Ecole d’économie de Paris
Pierre Rosanvallon, professeur au College de France
Jean Luc Romero, président d’ELCS, de l’ADMD et du CRIPS-ile de france
Jean-Christophe Rufin, écrivain
Marie Laure Sauty de Chalon, présidente directrice générale de aufeminin.com
Fabienne Servan-Schreiber, productrice
Jean Louis Servan-Schreiber, président France de Human Rights Watch
Perla Servan-Schreiber, directrice du magazine « CLES »
Alain Sussfeld, directeur général d’UGC
Daniel Soulez-Lariviere, avocat
Amanda Sthers, écrivain
Irene Théry, directrice d’études à l’EHESS
Makhi Xenakis, artiste plasticienne

 

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