Festival du film italien de Villerupt 2010

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

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Présentation officielle de la 33ème édition du Festival du Film Italien de Villerupt par Oreste Sacelli, délégué artistique :

 

« Macho… ma non troppo »
Les hommes dans le cinéma italien


    Dragueur, frimeur, baratineur, un peu flagorneur… voyou, jaloux, volage surtout, mais aussi souriant, élégant, séduisant… narcissique, pathétique (parfois), sympathique, bref, humain… Tel paraît l’homme italien… du moins est-ce ainsi que des générations de spectateurs l’ont perçu à travers le cinéma.

Le sourire de Vittorio De Sica, les fanfaronnades de Vittorio Gassman, les veuleries d’Alberto Sordi, le regard brûlant de Marcello Mastroianni… ont durablement marqué l’imaginaire des cinéphiles français qui ont fini par les considérer effets de nature et non de caricature. On le sait, le cinéma a besoin de stéréotypes, il s’en nourrit.

L’un après l’autre ces grands ont quitté la scène et avec eux c’était le cinéma italien tout entier que l’on imaginait éteint. Quelques visages parfois émergeaient un bref instant de ce néant cinématographique, ceux de Nanni Moretti, de Silvio Orlando, de Roberto Benigni. Mais quelques individus, aussi géniaux soient-ils, ne fondent pas une cinématographie, disait-on.

En 2001, sortait en Italie L’ultimo bacio, de Gabriele Muccino, qui connut un immense succès. Ce ne fut pas tout à fait le cas en France. Au générique, une nouvelle génération de comédiens, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Giorgio Pasotti, Sergio Castellito. En 2003, le public de Cannes découvrit Luigi Lo Cascio, Alessio Boni, Fabrizio Gifuni et Riccardo Scamarcio dans La meglio gioventù, de Marco Tullio Giordana.

En 2005, le grand public français découvrit enfin les noms, les visages et le talent de certains d’entre eux, Stefano Accorsi, Pierfrancesco Favino, Claudio Santamaria, Riccardo Scamarcio, aux côtés de Kim Rossi Stuart, Elio Germano, dans Romanzo Criminale, de Michele Placido. Ce sont ces noms et ces visages qui remplacent dans l’imaginaire italien les chers disparus. Les personnages qu’ils interprètent disent le masculin et ses mutations dans l’Italie et le monde actuel, moins exotique peut-être, mais tout aussi fécond en matière cinématographique.

Le thème retenu pour la 33e édition du Festival du Film Italien de Villerupt, Macho… ma non troppo, explorera les représentations du masculin dans le cinéma italien d’avant-hier, d’hier et d’aujourd’hui. À tous ces noms, s’ajouteront ceux de Carlo Verdone, de Massimo Troisi, de Diego Abatantuono, de Sergio Rubini, que les habitués de la manifestation connaissent bien.

 

+ d'infos : festival-vill linkerupt.com/

 

 

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