Attentats meurtriers à Alger

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle


Depuis le début de l’année, l’Algérie a connu un regain de l’activité terroriste. Différents attentats et massacres ont été commis par le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) qui est devenue la branche algérienne de la nébuleuse Al Quaïda.

L'attaque contre le Palais du gouvernement à Alger est le premier attentat d'envergure depuis les années 1990 dans le centre de la capitale algérienne, où la sécurité a été renforcée ces derniers temps. U
n premier bilan fait état de trente morts et de nombreux blessés.

L'Algérie avait sombré dans la violence en 1992 à la suite de la décision du gouvernement, soutenu par l'armée, d'annuler des législatives que le Front islamique du salut (FIS) était en passe de remporter. Les violences qui ont suivi ont fait près de 200.000 morts.

En dépit de plusieurs amnisties accordées aux rebelles islamistes, la violence n'a jamais complètement disparu, même si elle se cantonnait ces dernières années aux montagnes à l'est d'Alger.

Pour Anis Rahmani, spécialiste des questions de sécurité, ces attentats semblent être une réponse des islamistes à l'offensive menée par l'armée contre leurs bastions dans la région de Bedjaïa, dans les montagnes à l'est d'Alger.

"C'est une réaction violente aux opérations de Bedjaïa où d'importants chefs d'Al Qaïda au Maghreb se retrouvent encerclés", a-t-il dit. "Ce groupe n'a bien sûr pas la capacité de renverser le gouvernement mais il est en mesure de perturber la vie des habitants d'Alger."

Les commissariats sont une des cibles privilégiées des rebelles islamistes algériens. Le 13 février, plusieurs postes de police avaient été visés par des attentats à la bombe à l'est de la capitale. Il y a avait eu six morts et une douzaine de blessés.


D'après source Reuters

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