3000 soldats américains morts en Irak

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle


Trois mille soldats américains sont morts en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003.

   C’est ce qui ressort d’un décompte AFP, basé sur les chiffres du Pentagone, après l’annonce dimanche par l’armée américaine de la mort d’un soldat samedi à Bagdad. Sur les 3.000 soldats morts en Irak , 2.415 sont morts au combat et 585 sont décédés de "cause non-hostile", selon le Pentagone. Plus de 22.100 soldats ont également été blessés.

L’annonce de ce bilan officiel de 3.000 morts intervient alors que le président américain George W. Bush a commencé à remanier son équipe de conseillers et de généraux sur l’Irak et doit annoncer mercredi sa nouvelle stratégie dans un pays en proie à des violences confessionnelles qui, selon les Nations Unies, font plus de 100 morts civils par jour depuis l’été.

De nouveaux renforts pourraient être acheminés en Irak, où quelque 130.000 soldats et Marines sont actuellement déployés.

Les démocrates opposés à tout envoi supplémentaires de troupes

Le chef de la majorité démocrate au sénat Harry Reid a réaffirmé l’opposition de son parti à l’envoi de renforts américains en Irak, estimant qu’il était temps au contraire de commencer le rapatriement des forces américaines.

"Plutôt que d’envoyer des forces additionnelles en Irak, nous espérons que le président (George W. Bush) fera comprendre au gouvernement irakien que le temps est venu pour eux d’assumer la responsabilité de leur avenir et qu’il annoncera le début du redéploiement graduel de nos forces dans les quatre à six mois", a-t-il déclaré samedi au cours d’une émission radiodiffusée hebdomadaire du parti démocrate.

Le sénateur Reid a souligné qu’une des tâches les plus importantes de la nouvelle majorité démocrate au Congrès était de "travailler avec le président Bush à trouver une fin à la très difficile guerre en Irak ".

Le leader démocrate a estimé que l’Irak était en proie à "une guerre civile", un terme que le président américain s’est jusqu’à présent refusé à employer, a qualifié l’envoi éventuel de renforts de "grave erreur" et a fait valoir qu’il était "temps pour les Irakiens de remplir leur rôle".

Il n’a toutefois pas indiqué si les démocrates allaient utiliser leurs nouveaux pouvoirs au Congrès pour bloquer le financement nécessaire à l’envoi de troupes supplémentaires en Irak.

Qui sont les soldats tués et comment meurent-ils ?

Les redoutables "IED", les engins explosifs improvisés, représentent la première cause de mortalité : 44% des GI’s tués par l’ennemi l’ont été par ces bombes artisanales, le plus souvent fabriquées à partir d’un obus d’artillerie, commandées à distance ou par pression. Les tirs d’armes à feu arrivent en deuxième position, avec moins de 20% des décès.

La grande majorité des 585 soldats morts "en dehors des opérations" a péri dans des accidents (65%), en particulier d’hélicoptères, mais on dénombre aussi 93 suicides (16%).

La plupart des militaires tués servaient dans l’armée de terre (68%), mais 29% d’entre eux venaient du corps des Marines. Les Marines sont déployés dans la province d’Al-Anbar (ouest), foyer de l’insurrection sunnite où se trouvent les villes de Falloujah et de Ramadi. 1.102 soldats sont morts dans cette province (plus de 36% du total des pertes), selon le site icasualties.org.

Bagdad se classe immédiatement derrière avec 804 morts (26%), puis les chiffres diminuent sensiblement, reflétant une moindre présence des troupes américaines et une situation moins dangereuse : 294 morts à Salaheddine et 194 à Ninive. Seules deux des 18 provinces, Dohouk et Soulaimaniyeh dans le Kurdistan (nord), n’ont vu périr aucun soldat.

Le mois le plus meurtrier pour l’armée américaine, novembre 2004 (137 morts), correspond à la date de l’assaut sur le bastion rebelle de Falloujah.

L’armée américaine est jeune : 30% des morts ont moins de 22 ans. Les moins de 25 ans représentent 53% des pertes et seulement 22% des morts ont plus de 30 ans. Contrairement aux idées reçues, les minorités ethniques fournissent un faible pourcentage des morts en Irak : 74% des soldats décédés sont des blancs, suivis des hispaniques (11%) et des noirs (9,6%).

Les femmes ne représentent que 2% des pertes : 62 femmes sont mortes en Irak alors qu’elles n’ont pas accès aux unités combattantes. Elles ont péri lors d’attaques contre des convois ou des postes de contrôle, où elles seules peuvent fouiller les Irakiennes.


Source : http://www.france2.fr

08.01.2007


Publié dans Proche et Moyen-Orient

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