Amnesty France inquiète des déclarations du secrétaire général de l'ONU sur la peine de mort

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

Communiqué de presse de Amnesty International - France. 03 janvier 2007

 Amnesty International France s’étonne et s’inquiète suite au déclaration du nouveau secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, à propos de la pendaison de Saddam Hussein déclarant le 2 janvier que "la question de la peine capitale reste la décision de chacun des pays membres" des Nations unies.

"Ces propos sont un recul par rapport à la position prise par son prédecesseur Kofi Annan qui avait affirmé que le peine de mort n’était pas un châtiment légitime reconnu par les Nations unies. L’interdiction de la peine de mort dans les tribunaux internationaux des Nations unies et le droit à la vie sont d’ailleurs inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1948", a déclaré Geneviève Sevrin, présidente d’Amnesty International France.

Amnesty International France s’étonne, en outre, de l’incohérence entre les propos du secrétaire général des Nations unies et l’émissaire onusien en Irak, Monsieur Ashraf Qazi, qui a affirmé que les Nations unies ne reconnaissaient pas la peine de mort comme un châtiment légitime.

L’association rappelle son opposition en toute circonstance à la peine de mort.

Amnesty International France demande à Monsieur Ban Ki-Moon d’affirmer haut et fort la primauté du droit à la vie et l’opposition des Nations unies à la peine de mort.

Publié dans Proche et Moyen-Orient

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