Médecins du Monde : après Sangatte, l'inhumanitaire au quotidien

Publié le par MRAP Moselle



   Des centaines de migrants affluent à Calais dans l’espoir d’atteindre l’Angleterre. Afghans, Pakistanais, Iraniens ou Somaliens fuient des pays où les conditions de vie sont insupportables. Ils s’amassent près du port de Calais, où ils reconnaissent « vivre comme des chiens », dehors, sans argent ni papiers. Le centre de Sangatte, fermé en 2002, avait pour but de réduire le flux de migrants et de proposer un hébergement aux hommes et aux femmes souhaitant rejoindre l’Angleterre.

Il aura fallu 4 ans pour qu’ouvre enfin une Permanence d’Accès aux Soins de Santé à l’hôpital. Les migrants ont donc enfin accès aux soins mais continuent à vivre au milieu des déchets et des rats dans des conditions sanitaires affligeantes. Il est très difficile d’obtenir des informations précises mais des violences entre les passeurs et les migrants ont pu être constatées. Face à cette situation, la réponse des pouvoirs publics n’est que répressive.

4 ans après la fermeture du centre de Sangatte, les équipes de l’organisation humanitaire Médecins du Monde, qui interviennent à Calais auprès des migrants, constatent que la situation est toujours aussi dramatique. Des centaines d’hommes, des femmes enceintes, des enfants, survivent dans la région, sans abri, dans une situation d’extrême précarité qui n’est pas sans conséquences sur leur santé.

A l’occasion d’une conférence de presse tenue vendredi 8 décembre, les équipes de Médecins du Monde ont présenté un rapport « Après Sangatte, l’inhumanitaire au quotidien » et  alertent sur une situation humanitaire préoccupante.

Lire le rapport complet sur le site de Médecins du Monde


Publié dans Migrations

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