Changement de donne au proche-Orient ?

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle


Le rapport Baker change la donne au Moyen-Orient


Par Liberation.fr : jeudi 7 décembre 2006

 Au lendemain de la publication du rapport de l'ancien secrétaire d'Etat qui critique la politique de Bush en Irak et dans la région, la Syrie a trouvé le texte «objectif et positif», l'Iran est attentiste et Israël affirme publiquement son «désaccord»

Alors que le Premier ministre israélien Ehud Olmert vient d'affirmer publiquement son «désaccord» avec le rapport rédigé par l'ancien secrétaire d'Etat américain James Baker sur l'Irak et le Moyen-Orient, l'Iran et la Syrie ont adopté une attitude radicalement opposée.

La Syrie estime ce matin que le rapport Baker est «positif» et «objectif», notamment en ce qui concerne le rôle que les pays voisins de l'Irak pourraient jouer pour y assurer la sécurité, a affirmé le ministère syrien des Affaires étrangères. Côté israélien donc, Ehud Olmert a exclu des pourparlers immédiats avec la Syrie, préconisés dans le cadre d'un règlement global de la crise au Porche et au Moyen-Orient. Il  a réfuté le lien entre le conflit siraélo-arabe et l'aggravation de la situation au Moyen-Orient.

Mercredi, en déplacement eaux Pays-Bas, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki avait pour sa part déclaré que «la décision (des Etats-Unis) de se retirer (d'Irak)» ne nécessitait «aucune négociation avec l'Iran ou d'autres pays de la région». Jugeant la situation "grave", le groupe parlementaire bipartite sur l'Irak a suggéré à George W. Bush une refonte totale de sa politique irakienne et, plus largement, proche-orientale.

Dans leur rapport remis au président américain et au Congrès, les dix membres de la commission prônent un début de retrait des forces américaines, associé à une ouverture diplomatique en direction de la Syrie et de l'Iran pour tenter de sortir de la crise.
La stratégie adoptée par l'administration Bush en Irak, qui consiste à «garder le cap», n'est plus viable, a affirmé l'ancien secrétaire d'Etat républicain James Baker, qui coprésidait ce groupe avec le démocrate Lee Hamilton. George Bush a promis d'étudier «très sérieusement» le rapport, sans cependant prendre aucun engagement.

Par ailleurs, le Sénat des Etats-Unis a confirmé, cette nuit, en séance plénière et à une écrasante majorité la nomination de Robert Gates au poste de secrétaire à la Défense, où il remplace Donald Rumsfeld, architecte de la guerre en Irak. Mardi, alors qu'un sénateur lui demandait si les Etats-Unis étaient en train de gegner la guerre en Irak, Robert Gates avait répondu: «Non».

Publié dans Proche et Moyen-Orient

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