Mahmoud Abbas juge "positive" l'initiative d'Ehoud Olmert pour relancer le processus de paix

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

    Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s'est félicité, mardi 28 novembre, des déclarations du premier ministre israélien, Ehoud Olmert, qui a proclamé la veille sa volonté de renouer le dialogue avec les Palestiniens en vue d'un règlement du conflit.

"Nous regardons cette initiative de manière positive, d'autant que M. Olmert s'est clairement référé à l'Initiative de paix arabe [qui stipule la reconnaissance d'Israël par les pays arabes en échange du retrait israélien des territoires annexés depuis 1967], que nous considérons comme l'une des bases les plus importantes pour une solution au problème palestinien" a indiqué Mahmoud Abbas à l'issue d'un entretien à Amman avec le roi Abdallah II de Jordanie.

La Jordanie se dit prête à aider.
Mahmoud Abbas et Abdallah II ont également appelé à une relance du processus de paix, à la veille d'une visite en Jordanie du président américain, George W. Bush. Le roi a exhorté la communauté internationale "à agir rapidement pour relancer" les négociations de paix israélo-palestiniennes et réaffirmé que son pays était prêt à intervenir. Il a déclaré qu'il insisterait mercredi auprès de M. Bush en faveur d'un règlement juste de la question palestinienne, crucial pour la stabilisation de la région. Il a enfin promis d'intervenir pour obtenir le soutien économique de pays arabes et européens, afin d'aider les Palestiniens. "La Jordanie va agir sur tous les fronts", a-t-il assuré.

M. Olmert a promis, lundi, que dans le cadre d'un accord de paix, Israël serait disposé à se "retirer de nombreux territoires et des implantations qui y ont été érigées" en Cisjordanie en vue de la constitution d'un "Etat palestinien indépendant et viable". Il n'a cependant pas précisé l'ampleur d'un tel retrait. Il ne s'est pas non plus engagé en faveur d'un gel de la colonisation, ni conditionné la reprise du dialogue à la mise en place d'un nouveau gouvernement palestinien, qui serait prêt à faire la paix avec Israël.

Le HAMAS reste sceptique
Si M. Abbas s'est montré ouvert au dialogue, le Hamas, qui contrôle le gouvernement palestinien, a mis en doute la sincérité de M. Olmert. "Il cherche à brouiller les cartes et tente d'améliorer l'image de l'occupant sioniste dans le monde pour apparaître comme un homme de paix", a ainsi déclaré Khalil Al-Hayyeh, le chef du groupe parlementaire du mouvement islamiste.

Sur le terrain, la trêve, fragile, est entrée dans son troisième jour dans la bande de Gaza, respectée mardi par les deux parties, alors que l'armée israélienne procédait à treize arrestations en Cisjordanie.

Source : LEMONDE.FR avec AFP et AP  28.11.06


Publié dans Proche et Moyen-Orient

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