La Ville de Metz cède un terrain pour la construction d'un Centre de Rétention

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

Un article du quotidien Le Républicain Lorrain du 07 07 2006, Pages Metz

Légende de la photo : Quelques dizaines de personnes ont manifesté bruyamment sous les fenêtres de l'hôtel de ville contre le projet d'un centre de rétention administrative.

Contre un centre de rétention administrative


   Avec panneaux et banderoles, quelques dizaines de personnes du Collectif mosellan Uni (e) s contre une immigration jetable et du Réseau Education sans frontières ont décidé de manifester avant et pendant une première partie du conseil municipal, Il faut dire qu'un point à l'ordre du jour comportait la cession d'un terrain d'1 ha 53 ares au ministère de la Défense qui l'a sollicité auprès de la ville pour y construire un centre de rétention administrative, Opposés aux expulsions. les manifestants ne veulent « pas de centres de rétention, ni à Metz, ni ailleurs. »
  Les manifestants ont évoqué les nouvelles dispositions mises en place par le gouvernement De Villepin-Sarkozy en matière d'éloignement forcé des étrangers en situation irrégulière, « Les choix gouvernementaux de politique de l?ïmmigration conduisent à remplir les centres de rétention au détriment des droits de l'Homme et de l'Enfant. » Ce collectif demande au conseil  d'interpeller le ministre de l?lntérieur pour qu'il réexamine l'aménagement d'un centre de rétention dans la caserne Desvallières et la construction d'un nouveau centre à Queuleu.

« Pas des délinquants » 
  Le point N°10 du conseil donnera à Véronique Roederer-Theis, par ailleurs présidente du Casam de dire qu'elle « n'était pas pour les centres de rétention, mais qu'ïl valait mieux des centres organisés que des sous-sols de commissariat. »
  Parlant de droits, elle préfère aussi que les personnes arrêtées pour être en situation irrégulière, « aillent dans un endroit où les associations de défense des étrangers peuvent les rencontrer et parfois les faire libérer. » Mais elle s'indigne que soit choisi pour implanter ce centre un terrain proche de la prison, « Les personnes que l'on veut expulser ne sont pas des délinquants; les étrangers, qui le sont, ne se trouvent pas en centre de rétention mais dans les prisons, Cet amalgame: étranger = délinquant, va être fortement encouragé par cette localisation. »
  Danièle Bori (PCF) parle de « complicité de la Ville et de l'Etat qu'on ne peut accepter. »
Le premier adjoint, André Nazeyrollas a répondu que le centre était de la Compétence de l'Etat et non de la Ville, qu'il préfère aussi un centre avec des conditions d'accueil digne et que la future implantation avait plus décidé en raison de la proximité de la gendarmerie que celle de la prison. « Enfin il valait mieux céder ce chemin, cette parcelle pour l'euro symbolique, car l'Etat aurait pu de toute façon le réquisitionner. »
 

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