Deux articles parus dans l’édition du vendredi 25 juillet 08 du quotidien « Le Républicain Lorrain »
Le président de l’Ursssaf se laisse aller
Le président d'une Urssaf (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales) d'un département du Grand Est a fait connaissance avec les locaux de garde à vue de l'hôtel de police et les salles du TGI de Nancy. Il y a quelques semaines, l’homme était attablé dans un restaurant étranger de l’agglomération nancéienne. Tout se passait bien jusqu’à l’arrivée d’une équipe composée de fonctionnaires de l’inspection du travail et de policiers. La délégation venait procéder à un contrôle du personnel de cuisine et a mis la main sur un employé en situation irrégulière. Voyant la situation, le sang du patron de l’Urssaf n’a fait qu’un tour. Il a dit aux policiers qu’ils faisaient « un boulot de merde ». La réflexion lui a valu d’être condamné en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité à une amende de 400 euros. La peine ne sera pas inscrite sur son casier judiciaire.
Le cœur sur la main
Un inspecteur de l’Urssaf de Meurthe-et-Moselle n’a assure-t-il, fait qu’écouter son bon coeur. Cela lui coûtera 600 euros avec sursis, montant de l'amende infligée par la justice pour aide au séjour d'un étranger en situation irrégulière.
Pendant plusieurs mois, l'inspecteur a hébergé un ressortissant tunisien qu'il savait en situation irrégulière. Il a été jugé hier en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité et accepté la sanction avec sursis. La justice a estimé qu'il n'était pas nécessaire que la condamnation soit inscrite sur le bulletin numéro 2 du casier judiciaire du fonctionnaire.
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