Samedi 19 juillet 2008
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La tenue des Jeux olympiques de Pékin est l’occasion pour différentes associations de
défense des droits de l’Homme de rappeler que la Chine est un pays ou la peine de mort est toujours pratiquée. Alors que deux tiers des pays du monde sont abolitionnistes, quelques grands
pays maintiennent la peine capitale.
L’association Ensemble contre la peine de Mort (ECPM) a engagé depuis plusieurs mois une campagne de soutien à jeune
femme originaire du Sri Lanka, condamnée à mort en Arabie Saoudite.
Sauvons Rizana !
L’été dernier, une adolescente désorientée se recroquevillait dans le recoin d'une cellule de prison saoudienne,
exténuée et craignant pourtant de sombrer dans le sommeil. Elle s'appelle Rizana Nafeek, c’est une frêle adolescente de 19 ans qui se sait condamnée à mort par une justice qu’elle ne comprend
pas.
Ainée de quatre enfants, elle est née dans une famille musulmane pauvre de la côte orientale du Sri Lanka, celle lÃ
même qui fut ravagée par le tsunami. Son père vendait le bois qu’il coupait dans la forêt avoisinante Mais avec la multiplication des attaques terroristes en forêt, il ne parvenait plus Ã
récolter suffisamment de bois pour nourrir toute sa famille. Lorsqu’un trafiquant d'êtres humains s’est présenté pour proposer du travail à la famille, il est apparu comme un sauveur. Le
certificat de naissance de la fille aînée fut falsifié, augmentant son âge de manière à pouvoir la faire travailler comme employée de maison en Arabie saoudite, où elle fut envoyée.
A son arrivée, Rizana dut servir une famille de 10 enfants de 4 heures du matin à minuit. Elle dut également donner le
biberon à un nourrisson de quatre mois, bien qu'elle n’eût aucune formation en garde d’enfants.
Lors de cette journée tragique de mai 2005, le nourrisson s'étouffa en mangeant et mourut. Un accident particulièrement tragique, en effet. Cependant, les parents
transférèrent leur propre négligence et culpabilité sur la servante et livrèrent la jeune fille, qui était alors âgée de 17 ans, à la police, l'accusant d’avoir étranglé leur enfant.
Rizana a ensuite subi un interrogatoire dans une langue qu'elle ne comprenait pas. Elle a été poussée à signer un
document rédigé dans une langue qu'elle ne pouvait lire. Ce bout de papier s'avérait en fait une confession que la police attendait d'elle, dans laquelle elle reconnaissait sa culpabilité au
regard de cet infanticide qu'elle n'avait pas commis.
Plus tard, au tribunal, Rizana a été condamnée à mort pour meurtre ; elle attend à présent son exécution. Rizana a fait appel du jugement.
› Pour participer à cette campagne : site
ECPM
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