Royaume-Uni et ADN : méli-mélo de gènes !

Publié le par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle

De l’aveu même du gouvernement britannique, la base ADN nationale contient plus de 500 000 noms faux, mal orthographiés ou incorrects.

   Un profil génétique sur sept est inutilisable. Quelque 4 millions de noms figurent dans cette base. On y trouve les fiches de violeurs, d’assassins, mais aussi de suspects arrêtés puis relâchés faute de preuves. Des milliers d’individus ont décliné de fausses identités ou mal orthographié leur nom lors de leur arrestation. Dans certains cas, les patronymes ont été écorchés par des fautes de frappe. Certaines fiches comportent le nom d’une autre personne, ou celui d’une personne inexistante.

a-g--ne.jpegAu total, on dénombre 550 000 fiches inutilisables. Des députés se sont enquis si de fausses données pouvaient aboutir à ce que des innocents, dont les noms auraient été donnés à la police par des suspects malveillants, soient interrogés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis. Le gouvernement reconnaît qu’il ne sait pas exactement combien de fiches sont inexactes : il a uniquement recensé le nombre de cas où le même échantillon d’ADN apparaissait dans plus d’une fiche. Lynne Featherstone, députée du Parti libéral-démocrate (droite libérale), a réclamé de toute urgence l’ouverture d’une enquête. “Si cette base de données doit avoir une utilité quelconque, il faut qu’elle soit fiable, a-t-elle déclaré. Sans quoi cela pourrait donner des idées à des gens malintentionnés.”

Cette base a beau être la plus grande du monde, la police veut aussi y inclure les gens qui jettent des ordures sur la voie publique, ceux qui resquillent dans les trains et ceux qui ne ramassent pas le caca de leur chien. Meg Hillier, sous-secrétaire d’Etat à l’Intérieur, reconnaît qu’en raison des doublons “le nombre d’individus [réels] dans la base de données est d’environ 13,7 % inférieur au nombre de profils de sujets”. La police et l’unité de conservation de l’ADN, chargée de superviser le système, travaillent d’arrache-pied à éliminer les fiches incorrectes et à comparer les empreintes digitales avec les échantillons d’ADN, afin de vérifier l’authenticité de l’identité déclinée par les suspects, assure le ministère de l’Intérieur.

 

> Source : COURRIER INTERNATIONAL


Publié dans Citoyenneté

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