Dimanche 31 décembre 2006


 31 décembre : pour une majeure partie de l'humanité, il est de tradition de fêter en ce jour la fin d'une année et le début d'un nouvel an en adressant ses voeux à tous les proches. Cette tradition repose sur un calendrier, le calendrier grégorien chrétien.

Calendrier qui, avec l'affirmation d'un rapport de force politico-économique dominant du monde dit occidental est devenu de fait le calendrier dominant. Dominant mais pas unique. En effet ce changement d'année n'est pas partagée par toute l'humanité. D'autres calendriers existent en référence à d'autres croyances religieuses. Ainsi dans le monde arabo-musulman nous sommes en ce jour du 31 décembre 2006 au 10 12 (Dhu al-Hijjah) 1427 de l'Hégire.

Et d'autres calendriers ont existé sans références religieuses. En France, les révolutionnaires de 1789 ont ainsi instauré un calendrier laïc prenant comme point de référence le début de la Révolution. Ils voulaient marquer la volonté de se dégager d'une problématique religieuse et affirmer un désir d'universalisme. Calendier éphémère, abandonné avec la mise en place du régime impérial de Napoléon.
Le Nouvel An n'est donc qu'une date tout à fait arbitraire.

C
ela étant, comme nous y sommes
et qu'il est de coutume de formuler des voeux,
alors souhaitons pour 2007 des voeux :


qui donneraient aux femmes comme aux hommes
 toute leur dignité,
qui soulageraient la misère,
qui apporteraient la paix dans le monde entier,
qui éloigneraient la haine et le racisme !
:



NOUS VOUS SOUHAITONS
 UNE TRES BONNE ANNEE 2007 !




Nous vous remercions vivement de votre fidélité
 et espérons vous retrouver
encore plus nombreuses et nombreux sur ce blog.



par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : A lire, à voir, à écouter
Dimanche 31 décembre 2006

Non à la peine de mort, même pour Saddam Hussein

 Saddam Hussein a été exécuté très tôt ce samedi 30 décembre. L'ancien président irakien est coupable du plus abominable des crimes à savoir celui de “crimes contre l'humanité”. Il est coupable du massacre de dizaines de milliers de Kurdes, hommes, femmes, enfants gazés dans leurs villages, il est coupable de tortures, d'assassinats contre ses opposants.

Mais parce que le MRAP est opposé à la peine de mort en toute circonstance, il condamne cette exécution comme il a, en son temps condamné les crimes de Saddam Hussein. On ne peut pas juger un homme coupable de crime contre l'humanité et lui infliger la peine la plus barbare qui soit sans se mettre au même niveau d'inhumanité.

La pendaison de l'ancien dictateur n'est ni “la victoire de la démocratie” ni la justice rendue à ses victimes d'autant que cette exécution précipitée empêche toute condamnation pour les massacres commis à l'encontre du peuple kurde notamment l'extermination de toute la population d'Halabja. Cette exécution n'apportera pas la fin du chaos qui règne en Irak depuis l'agression américaine. Elle risque d'accentuer la guerre civile entre Sunnites et Chiites d'autant que la date choisie, celle de l'Aîd, moment où Saddam Hussein lui même suspendait les exécutions, rique d'être ressentie comme une provocation.

Le MRAP rappelle qu'aucune juridiction pénale internationale contemporaine, y compris la Cour Pénale Internationale chargée de juger les responsables de crimes contre l'humanité n’autorise la peine capitale.

Parce que la peine de mort est contraire à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, le MRAP réitère son refus absolu de cette pratique barbare en tout lieu et toute circonstance.

Paris le 30 décembre 2006
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : A lire, à voir, à écouter
Samedi 30 décembre 2006
 
D
ans le cadre de l’émission de Pierre Chevalier « Sur les docks », France Culture a proposé une série sur les Déserts. Vendredi 29 décembre 2006, le dernier volet de cette série était consacré au Sahara Occidental.


Vous pouvez écouter cette émission en cliquant ici  

Présentation
Déserts (5/5) : Sahara Occidental, une cicatrice dans le désert
Un documentaire d'Aline Pailler et Philippe Rouy

Situé sur la côte atlantique, entre le Maroc au nord, la Mauritanie au sud et bordé dans son désert à l'est par l'Algérie, le Sahara occidental est occupé par le Maroc depuis le départ du colonisateur espagnol en 1975.

Le Front Polisario, mouvement de libération sahraoui créé en 1972 pour lutter contre la colonisation espagnole, entre en guerre contre le Maroc en 1975 qui avait occupé le Sahara occidental en organisant " la marche verte ".

Dès 1980, la Maroc construit, avec l'aide des Américains et des Français, un mur de sable de défense de 2700 kilomètres enserrant le " désert utile " riche en phosphates en poisson et, peut-être, en pétrole.

6 septembre 1991 : entrée en vigueur du cessez-le-feu, la Mission des Nations Unies pour l'organisation du référendum (MINURSO) se met en place pour appliquer la résolution 658 qui prévoit l'organisation d'un référendum sur l'autodétermination des Sahraouis.

Aujourd'hui, le Sahara occidental est toujours occupé, la résistance pacifique des Sahraouis, notamment des jeunes qui n'ont connu que l'occupation, se poursuit malgré la répression.

Nous nous proposons de rappeler à la mémoire la solitude de ce peuple d'" hommes libres du désert ", comme ils aiment se définir.

Que signifie ce mur de sable adossé à la Mauritanie qui sépare des familles dont beaucoup sont réfugiées de l'autre côté depuis plus de trente ans dans les camps de Tindouf, en Algérie ?

Un mur sur lequel le regard se cogne dans un désert où seul l'horizon lui garde le souvenir de la mer !

Avec :
Sdiga Dauger ; El kenti Balla, ancien disparu ; Le Lieutenant-colonel Denis Chevignard, (MINURSO) ; Monique Chemiller-Gendreau, professeure de droit international ; Saïd, représentant en France de « La voie démocratique, parti marocain ; Jean Lamore, écrivain franco-américain ; Ali ; Abdatti ; Naama Abdi, juriste, militant des droits de l’homme territoires occupés ; Aminatou Haidar, ancienne disparue, défenseure des droits humains pour Amnesty International dans les territoires occupés du Sahara Occidental.

Producteur coordonnateur : Pierre Chevalier
Productrice déléguée : Aline Pailler
Réalisation : Philippe Rouy


par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : A lire, à voir, à écouter
Samedi 30 décembre 2006

Source AFP

 Saddam Hussein, condamné pour l'exécution de 148 villageois mais accusé d'avoir provoqué des dizaines de milliers de morts, a été pendu ce samedi à 6 h (heure locale. Les autorités irakiennes ont voulu l'exécuter avant l'aube, qui marque le début des célébrations de l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice.

Saddam Hussein "n'a pas essayé de résister, n'a rien demandé. Il tenait un coran dans sa main qu'il a souhaité envoyer à une personne". Il avait "les deux mains attachées quand il a été pendu", "Saddam est monté calmement à la potence, il était résolu et courageux", a raconté à la télévision nationale Iraqia le Conseiller à la sécurité nationale, Moaffaq al-Roubaï.

Ses dernières paroles, selon un autre témoin, le juge Mounir Haddad, ont été: "J'espère que vous resterez unis et je vous mets en garde: ne faites pas confiance à la coalition iranienne, ces gens sont dangereux". L'ancien président semblait viser la coalition à dominante chiite au pouvoir, que beaucoup de sunnites considèrent comme une émanation de l'influence de l'Iran.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki, se félicitant de l'"exécution du criminel Saddam", lui a indirectement répondu en lançant un appel à la réconciliation, à l'intention des partisans de l'ancien régime dont "les mains ne sont pas tâchées de sang".

La TV d'Etat a annoncé par erreur que les deux co-accusés de Saddam Hussein, son demi-frère Barzan al-Tikriti, ancien chef des services de renseignement, et l'ancien président du tribunal révolutionnaire Awad al-Bandar, lui avaient succédé sur le gibet. En fait leur exécution a été reportée au dernier moment de quelques jours pour mettre mieux en valeur celle de Saddam Hussein, selon M. Roubaï.

La nouvelle de l'exécution a été accueillie par une multitude de tirs de joie à Najaf, ville sainte chiite du sud de l'Irak, selon un correspondant de l'AFP. A Bagdad, quelques rafales ont résonné brièvement, également dans les quartiers majoritairement chiite, mais la situation semblait ensuite normale dans la ville.

L'exécution "ne mettra pas fin à la violence en Irak, mais c'est une étape importante sur la route de l'Irak vers une démocratie qui peut se gouverner, être autosuffisante et se défendre, et être un allié dans la guerre contre le terrorisme", a déclaré le président américain Bush un communiqué.

L'ancien président "a payé", a estimé le gouvernement britannique, tout en réaffirmant son opposition de principe à la peine de mort. "Je me félicite du fait que Saddam Hussein ait été jugé par un tribunal irakien pour au moins quelques-uns des crimes horribles qu'il a commis à l'encontre du peuple irakien", a déclaré dans un communiqué la ministre des Affaires étrangères Margaret Beckett.

Le ministère français des Affaires étrangères a "pris acte" de l'exécution et a appelé les Irakiens à "regarder vers l'avenir et à travailler à la réconciliation et à l'unité nationale".

Human Rights Watch a condamné dans une déclaration la pendaison: "Saddam Hussein était responsable de terribles et nombreuses violations des droits de l'homme, mais ces actes, aussi brutaux soient-ils, ne peuvent justifier son exécution, une punition cruelle et inhumaine".

par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Actualités
Samedi 30 décembre 2006

Un article de Diane Cambon. Le Figaro 04.12.2006

 Tout en respectant leur culture, les Gitanes aspirent à entrer dans la société moderne où le rôle des femmes ne se réduit pas à celui de mère.

Présente en Espagne depuis le XVe siècle, la communauté tzigane - la plus importante hors d'Europe de l'Est, avec 650 000 membres - n'a jamais pu trouver sa place dans la société ibérique. Sous Franco, le Code civil faisait des Gitans des suspects potentiels. Les préjugés restent tenaces, mais leur avenir passe sans doute par les femmes, qui ont décidé de se prendre en main pour sortir de leur ghetto.
 
Les rues en asphalte défoncé, où cohabitent chiens errants et gamins en souillon, sont jonchées de détritus. En guise de logements, des maisons en préfabriqués pour les plus chanceux, ou des cabanes improvisées en tôle ondulée. Sur les trottoirs s'accumulent vieille ferraille et appareils électroménagers éventrés. Bienvenue au Vacie, le plus grand et plus ancien bidonville gitan d'Europe. Situé dans la banlieue sud de Séville, en Andalousie où vit la moitié de la communauté tzigane d'Espagne, ce quartier coupé de la civilisation s'étale sur deux kilomètres et abrite près de deux cents familles.

Seule lumière d'espoir, la garderie où sont éduqués et nourris les plus jeunes. Cette crèche de fortune a vu le jour en 2003, grâce à la détermination d'associations de femmes qui militent pour l'émancipation des Gitanes. Assis devant sa baraque, Angel Montoya est l'un des rares hommes à les encourager à voler de leurs propres ailes. « Moi, je me suis marié avec une Paya (non-Gitane), et j'invite mes filles à ne pas prendre d'époux avant l'âge de 20 ans », assure-t-il, sous le regard admiratif de son épouse.
 
S'il est encore trop tôt pour parler de révolution des moeurs, un réveil de la gent féminine calé (gitane) est manifeste. La vocation traditionnelle des épouses, l'éducation d'une ribambelle d'enfants, n'est plus suivie à la lettre. L'accès à l'école et le contrôle des naissances permettent peu à peu aux filles de modifier leurs comportements. Et ni l'indifférence de la société espagnole ni les reproches de certains hommes du clan ne semblent pouvoir freiner l'élan de ces femmes réunies dans des dizaines d'associations dispersées dans le pays. Tout en respectant leurs traditions et leur culture, elles aspirent à entrer de plain-pied dans la société moderne, où le rôle de la femme n'est plus seulement celui d'une mère.

Le 24 novembre, elles ont organisé le premier Sommet des femmes gitanes à Grenade. Fatima, belle brune aux boucles en cascade, assure être « très en retard » par rapport à sa mère, qui a eu son premier fils à 14 ans. Vêtue d'une longue jupe noire et parée de bijoux en or, elle vient, à 17 ans, d'accoucher de son premier enfant. Contrairement à ses aînées, elle ne veut que quatre enfants, cinq de moins que sa mère. Sur le perron de sa maisonnette blanche, construite récemment par les autorités andalouses, Fatima explique qu'elle désire avant tout reprendre les cours dispensés par Carmen, éducatrice de Fakali, association située dans le centre de Séville.
 
Comme la plupart des mères, Fatima ira avec son bébé aux ateliers « Auto estime » et « Choisis pour toi ». En fait, des leçons d'alphabétisation et de mathématiques de niveau primaire. « Notre objectif est de leur montrer qu'il existe une vie en dehors du quartier et qu'elles ont droit à l'éducation et à la santé, comme tout citoyen espagnol », expose Carmen. Selon le Centre de recherche sociologique espagnol, 40 % des Tziganes ne savent ni lire ni écrire, contre 80 % en 1977. « La majorité de la jeune génération a été à l'école au moins jusqu'à 12 ans, mais seulement 30 % d'entre eux arrivent au bac », explique Carmen. L'échec scolaire est souvent lié, pour les garçons, à l'obligation d'aller travailler ; pour les filles, à leur devoir d'être femme et mère.
 
Pour les associations de défense des Gitanes, cette dernière raison est maintenant inacceptable. Dans son bureau de l'Institut de la femme, à Madrid, Pilar Heredia se bat pour faire évoluer les mentalités. Elle incarne, à elle seule, la réussite des femmes rom. À la tête de l'association Yerbabuena, cette madone de 42 ans, mère de quatre enfants, est depuis le mois de juin la première Gitane à occuper un poste institutionnel. Elle a été nommée par le ministère des Affaires sociales. « Je sers de pont entre l'administration et ma communauté, j'essaye de faire tomber les clichés de part et d'autre », déclare-t-elle. Parmi ses objectifs : faire comprendre aux Gitans - 50 % ont moins de 16 ans - l'importance de l'éducation, devenue obligatoire depuis seulement deux décennies en Espagne.

« Beaucoup refusent que leurs enfants aillent à l'école, de crainte de les voir se marier avec un Payo », observe-t-elle, en dénonçant aussi les barrières sociales qui démotivent les jeunes. Et de poursuivre avec fougue : « Les Gitans, surtout les femmes, doivent se battre sur deux fronts : chez les leurs pour s'émanciper ; dans la société, pour s'imposer. » « Si on veut s'en sortir, il faut ignorer le regard des autres », affirme Angela, 28 ans, qui sait désormais lire et écrire. Célibataire, sans enfant, elle souhaite créer sa société de vêtements. « Je veux démonter les préjugés », dit-elle, dans un andalou langoureux. Ambitieux : la communauté reste la minorité la plus mal vue d'Espagne. Mais l'espoir grandit : 80 % des mille Tziganes inscrits à l'université sont des femmes. « Toutes les Gitanes ne sont pas des danseuses de flamenco, des diseuses de bonne aventure ou des voleuses de poules », s'amuse Pilar Heredia.
par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Citoyenneté

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