Jeudi 29 mai 2008

    Selon l’usage en Bolivie, samedi 24 mai, la ville de Sucre s’apprêtait à commémorer le premier soulèvement contre l’Espagne coloniale – festivité civique à laquelle participe l’ensemble de la population. Ce qui aurait dû être une fête réunissant les citoyens afin de célébrer les luttes pour l’Indépendance s’est transformé en une journée de furie raciste. La violence qui s’est déchaînée à Sucre contre les paysans indiens n’a nullement ravivé la mémoire des batailles héroïques : ce sont plutôt les heures les plus sombres de l’époque coloniale qui ont paru d’actualité.


Pour la célébration du «Cri libérateur», le Président de la République de Bolivie, Evo Morales, devait venir à Sucre remettre aux délégations paysannes, réunies dans le stade Patria, des fonds destinés à financer des projets de développement ainsi que l’achat d’ambulances. La nuit précédente, des groupes organisés, notamment étudiants, armés de pétards et de dynamite, occupèrent le quartier du stade, décidés à empêcher l’événement.

Violencia_2>  Lire la suite de l'article sur le site Contre Journal


par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Discrimination
Lundi 26 mai 2008

L’association culturelle A TA TURQUIE organise
une rencontre poétique

Jeudi 29 mai 2008 à 20h
au Café Jehanne d’Arc à METZ


au programme :

Lecture de « Sagesse »
de l’artiste Phil DONNY

Lecture de « Petits pas en poésie »
de Gül ILBAY

par Muriel BRULE
et Bernard LAURENDIN

 Entrée libre

 
> Voir le site d’
A TA TURQUIE

par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : A lire, à voir, à écouter
Jeudi 22 mai 2008
 

Il est tragique de voir que dans le pays qui a vaincu l’Apartheid se répand une vague de xénophobie aveugle. La pauvreté en est une des causes mais n’excuse pas les crimes commis. La situation à ce jour d’après l’AFP.

 L'armée était mobilisée jeudi dans la région de Johannesburg, en renfort de la police, pour enrayer les violences xénophobes qui ont fait plus de 40 morts et 16.000 déplacés depuis une dizaine de jours, rappelant aux Sud-Africains les jours sombres de l'apartheid. Environ 200 militaires ont été déployés aux côtés de policiers pour contrôler des quartiers pauvres de Johannesburg, où au total plus de 500 personnes ont été arrêtées.

L'armée et la police ont annoncé qu'elles "travailleront en coordination jusqu'à ce que le calme soit restauré" dans les townships, ravagés par des bandes munies de machettes et d'armes à feu, qui ont attaqué des immigrés et incendié leurs masures. Le gouvernement a créé jeudi une commission d'enquête, composée de ministres nationaux et provinciaux, "pour découvrir la source de certains des problèmes", selon le ministre de la Présidence, Essop Pahad.Les violences se sont étendues depuis mardi au delà de la capitale économique sud-africaine, faisant craindre qu'elles ne se propagent à tout le pays. Si la situation semblait plus calme dans les bidonvilles de la province du Gauteng, où se trouve Johannesburg, la police a pour la première fois fait état d'attaques dans celle limitrophe du North West.

Dans le township d'Oukasie, à Brits, "les boutiques de trois étrangers ont été attaquées et pillées" la nuit dernière, a indiqué à l'AFP le commissaire Peter du Plessis, de la police provinciale, précisant que 49 personnes avaient été interpellées. Dans le Free State (centre), 22 personnes ont été arrêtées après le pillage de boutiques, dont les propriétaires pakistanais ont été attaqués à jets de pierres.De nouveaux troubles ont eu lieu dans le Mpumalanga (est) mercredi soir, avec deux autobus incendiés et un Mozambicain blessé par balles. Les violences, qui ont éclaté le 11 mai dans le bidonville d'Alexandra à Johannesburg, ont fait au moins 42 morts, selon la police qui a procédé depuis à 517 interpellations.

Plus de 16.000 personnes ont déserté les townships. Des centaines se sont réfugiées dans des commissariats et des centres paroissiaux, où des associations se mobilisent pour les aider.Face à 40% de chômage et autant de pauvreté, de nombreux Sud-Africains accusent les étrangers, dont quelque trois millions de Zimbabwéens exilés par la crise dans leur pays, de prendre des emplois et d'être responsables de la forte criminalité.Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, s'est rendu jeudi à Alexandra, où il a été accueilli en héros par des compatriotes. "Si tout allait bien chez nous, nous n'aurions pas besoin d'être ici. J'espère que nous allons pouvoir résoudre la crise chez nous", a-t-il dit.

Ces violences influent déjà sur l'économie, en particulier dans les mines d'or dont une forte proportion de la main d'oeuvre est étrangère."Au total 14% des ouvriers étaient absents lundi, 60% mercredi et 58% aujourd'hui (jeudi)", a déclaré à l'AFP James Duncan, porte-parole de la compagnie DRD Gold, ajoutant que les salariés présents "sont traumatisés, inquiets pour leurs familles".

L'image de la "Nation Arc-en-ciel", rêvée par le héros de la lutte anti-apartheid et ancien président Nelson Mandela, en est aussi ternie.Plus de 3.000 Mozambicains ont déjà regagné leur pays. "Nous sommes prêts à aider ceux qui veulent rentrer", a assuré jeudi le président mozambicain Armando Guebuza. Selon Kgalema Motlanthe, vice-président du Congrès national africain (ANC) --parti au pouvoir en Afrique du Sud qui a évincé en décembre le chef de l'Etat Thabo Mbeki de sa présidence-- les troubles s'expliquent par la misère.

"Quand on vit dans des conditions sordides, il suffit d'un incident pour que la violence explose", a-t-il déclaré, en dénonçant une réaction tardive des autorités. M. Motlanthe a admis que les Sud-Africains "qui n'ont pas eu accès à l'éducation", en raison des injustices héritées de l'apartheid tombé en 1994, enviaient les immigrés, surtout les Zimbabwéens mieux qualifiés.


par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Actualités
Mercredi 21 mai 2008

Le groupe « Justice » doit retirer le clip musical « Stress »
Et renoncer d’avance à toutes ses retombées...

Communiqué du MRAP National 

 Le MRAP, attaché à la liberté d’expression, n’en exprime pas moins son inquiétude devant le message véhiculé par le clip musical « Stress », du groupe Justice.

Même si les auteurs expliquent tardivement n’avoir pas voulu  cette diffusion et se défendent de toute intention raciste, force est de constater que le message du clip est porteur de stéréotypes et de clichés, qualifiables de racistes, qui participent à une vision caricaturale de la réalité de la banlieue et ses habitants

Pendant six minutes, ce ne sont qu’images d'hyperviolence gratuite, qui rappellent, par leur paroxysme, "Orange mécanique", sans pour autant proposer la moindre explication contextuelle.

Le thème est celui d'un raid de personnes originaires des quartiers populaires, scénarisées dans des attitudes et des mimiques bestiales, et volontairement identifiables comme d'origine africaine ou arabe.

Cette présentation, mensongèrement présentée comme significative de la réalité sociale, ne peut que stigmatiser les quartiers populaires, tout en assurant la promotion de cette violence (et des blousons aux logos du groupe...) auprès de personnes en perte de repères sociaux et éthiques. 

Le MRAP estime que le seul moyen pour les auteurs du clip de démontrer leur bonne foi est de mettre immédiatement un terme à l’absence de discernement qui a présidé à cette diffusion  en ligne, en arrêtant immédiatement toute diffusion commerciale de ce clip. Ils doivent aussi agir vigoureusement auprès des hébergeurs pour obtenir le retrait immédiat des vidéos en ligne et  renoncer par avance à toutes les retombées commerciales, attendues ou non, de cette désastreuse opération.

A défaut, le MRAP considérera que l’intention raciste se trouve avérée et examinera les actions judiciaires appropriées.

 
Paris, le 15 mai 2008


par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Actualités
Mardi 20 mai 2008

Mercredi 21 mai 2008  de 18h à 19h
Places d’Armes

 en face de l’Hôtel de Ville à METZ

le Réseau Education Sans Frontières de Moselle
appelle la population à participer à un

 Cercle de silence


Rassemblement silencieux en solidarité
avec les étrangers menacés d’expulsion

 

Appel de RESF Moselle

La politique actuelle d’immigration se donne pour objectif de procéder chaque année à un quota d’expulsions déterminé à l’avance.  Une telle démarche opère une véritable  entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle.
Désormais, c’est en notre nom et arbitrairement que des personnes, même rentrées légalement sur le territoire français, sont expulsées loin de leurs lieux d’asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leur cercle d’amis.
C’est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d’asile sont renvoyés dans leur pays d’origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.
C’est en notre nom et arbitrairement qu’un père ou une mère est arraché à ses enfants.
C’est  en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l’attente de leur expulsion.
De  véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement  et elles ne cessent de se multiplier et de s’aggraver. Nous avons la conviction qu’elles sont largement méconnues d’un très grand nombre.
Une politique peut-elle consister à atteindre un quota, au mépris de la vie, de la famille, de la dignité d’hommes et de femmes qui vivent pacifiquement avec nous ? La France peut-elle renoncer à sa tradition d’accueil ?
Parce que le cercle de silence est une action de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon silencieuse à nous rejoindre le 21 Mai.
HALTE AUX ARRESTATIONS !
HALTE AUX EXPULSIONS !

 

Pour contacter le Réseau Education Sans Frontières Moselle :

resf57@wanadoo.fr


par Le Blog du MRAP Fédération de Moselle publié dans : Migrations

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