Un collectif d’associations de Lorraine, du Luxembourg et de Saarland (Allemagne), organise une rencontre de
découverte et de solidarité avec le peuple palestinien à l’occasion du 60ème anniversaire de la perte de son pays, le 15 mai 1948.
Campus universitaire du Saulcy - METZ
Samedi 24 mai 2008 de 15 h à 21 h
au programme :
15h30 :
Terres promises
Une pièce interprétée par le Théâtre du
Public (Belgique)
d’après le roman de Khassan Ganafani, écrivain palestinien
Tarifs : 10 €, 5€ (tarif réduit)
18h30 :
Danses traditionnelles palestiniennes
par la Troupe Al ZAYTOUNA
Poésie
avec Majed BAYMA
Expositions-vente :
Artisanat palestinien, broderies, huile d’olive…
Stands de documentation : livres, brochures, affiches…
Buffet libano-palestinien (à partir de 19h30) :
Mezzes, humus, tabouleh, feuilles de vignes, falafels…
Organisée par le collectif d’associations :
AFPS - Association France Palestine Solidarité
Artisans du Monde
CCFD - Comité contre la Faim et pour la Développement
CPJPO - Comité pour une paix Juste au Proche-Orient (Luxembourg)
LDH - Ligue des Droits de l’Homme
Les Amis de la Palestine en Sarre (Allemagne)
MRAP - Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples
UJFP - Union Juive pour la Paix
(liste au 29 avril 08)
Expulsions : faire du chiffre en réduisant les droits des migrants
Pour sa huitième édition, le rapport annuel de la Cimade sur les centres et locaux de rétention administrative, met en évidence la mise en place progressive d’un dispositif juridique qui tend à réduire les droits des étrangers ou à les priver de la possibilité pratique d’exercer ces droits.
A l'occasion d'une conférence de presse, la Cimade annonce ce jeudi 24 avril la publication de son Rapport 2007 sur les centres de et
locaux de rétention administrative.
Dans l'édition 2006 de ce rapport annuel, la Cimade insistait sur les pratiques induites par la politique du chiffre et sur leur coût humain. Présents, depuis 1985, aux côtés des étrangers dans
les lieux de rétention, il nous paraissait nécessaire de témoigner de la façon dont ces fameux quotas d'expulsion étaient atteints, au prix de quels drames et de quelles absurdités.
La mise en place de ce dispositif juridique et son application est à la fois une condition, un préalable à l’industrialisation de la rétention,
elle en est également une conséquence tant la démesure de la politique actuelle en matière d’expulsion des étrangers en situation irrégulière installe une logique de « gestionnaire » pour
laquelle l’exercice du droit des étrangers est un frein, un grain de sable à éliminer dans le fonctionnement de la « machine ».
Plusieurs projets ou évolutions de pratiques que nous constatons au début de cette année 2008 - la multiplication des périodes d'enfermement, la mise en place de l’obligation à quitter le territoire français (OQTF), le droit d'asile en rétention qui devient un droit virtuel, les audiences délocalisées du juge des libertés et de la détention, la possible mise en place d'une juridiction unique pour les étrangers - viennent renforcer notre constat et notre inquiétude quant à la réduction du droit des migrants au nom d'une logique d'efficacité. La pression existante pour la mise en œuvre des expulsions semble aujourd’hui plus importante que le respect des droits fondamentaux.
> voir le site de la CIMADE
Il y a un an, l'ex star du cinéma français indiquait dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, alors Ministre de l'intérieur : "Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes" faisant ainsi référence à l'Aïd el-Kébir. Ce courrier avait ensuite été publié dans le journal de la Fondation Brigitte Bardot.
Le jugement a été mis en délibéré au 3 juin. A noter que l'actrice souffrante n'était pas présente à l'audience.
Rappelons que Brigitte Bardot a déjà été condamnée à 4 reprises pour des faits similaires et des propos s'en prenant à chaque fois à la communauté musulmane !
Le point de vue de DILEM, caricaturiste à Liberté, quotidien algérien d'expression française
> voir le site de Liberté
Il y a 40 ans, le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Menphis
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Né à Atlanta (Géorgie) en 1929, Martin Luther King junior est issu d'une famille de pasteurs, il bénéficie d'un environnement culturel favorable. Il devient lui-même pasteur baptiste à l'âge de 19 ans, dans la tradition de son père (pasteur à l'Église Baptiste d'Ebenezer à Atlanta) et de son grand-père.
Une visite en Inde en 1959 lui permis d’approfondir sa compréhension du Satyagraha, les principes de Gandhi, concernant la persuasion pacifiste, lequel King détermina comme étant son instrument principal pour les protestations sociales.
« Il est le leader charismatique de la vague contestataire du début des années 1960; le mouvement des droits civiques. Ses paroles ont galvanisé les Noirs et fait changer l'opinion des Blancs modérés. Son principal mérite est d'avoir fait de la traditionnelle revendication des Noirs pour l'égalité, une idée ordinaire dans la conscience de l'Américain moyen. Il cherche à convaincre et non à humilier ses adversaires, lutter contre le mal et l'injustice et non contre les individus, endurer la violence sans riposter en vertu du pouvoir rédempteur d'une souffrance imméritée. Par ailleurs, maintenant que l'agitation a gagné tout le pays et que les Noirs descendent par milliers dans les rues, une question va se poser : du pacifisme de Martin Luther King ou de la résistance armée de Malcom X, laquelle de ces deux formes de lutte l'emportera ? Luther King doit faire la preuve de l'efficacité de la non-violence; il lance alors en 1963 la campagne de Birmingham (Alabama). »
En 1963, Martin Luther King fut à la tête d’une grande campagne pour les droits civils à Birmingham en Alabama. Il organisa plusieurs manifestations : pour permettre le droit de vote aux Noirs; Contre la déségrégation et une meilleure éducation et hébergement à travers les états du Sud. Lors de ces campagnes il fut arrêté à plusieurs reprises. Il était à la tête de la marche historique à Washington le 28 août 1963 où il déclara son célèbre discours : « I have a Dream » ("j’ai un rêve"). En 1964, il fut récipiendaire du Prix Nobel de la Paix.
Afin de suivre la montée en puissance des tendances plus radicales, King s'ouvrit alors à de nouvelles formes de contestation : il soutint la lutte pour le relogement des habitants des bidonvilles de Chicago (1966) et se déclara contre la guerre du Viêt-nam (1967); il resta fidèle à ses convictions non violentes malgré l'écho que rencontraient les partisans du "black power" ("pouvoir noir") et ceux d'une autodéfense armée des Afro-Américains (Black Panthers, créées en 1966), qui tous lui reprochaient sa modération. »
Le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné à Memphis alors qu'il apportait son soutien à une grève d'éboueurs. Quelque 100 000 personnes assistent à ses obsèques à Atlanta. Son assassin présumé, James Earl Ray, s'est rétracté par la suite, et l'enquête fut rouverte en 1997.
Aux Etats-Unis, depuis 1983, le troisième lundi de janvier est célébré comme l’anniversaire de Martin Luther King Jr.
« I have a Dream »
Discours prononcé par Martin Luther King lors de la Marche historique du 28 août 1963 à Washington.
Je suis heureux de participer avec vous aujourd’hui à ce rassemblement qui restera dans l’histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre acte d’émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l’espérance aux yeux de millions d’esclaves noirs marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce fut comme l’aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.
Mais cent ans ont passé et le Noir n’est pas encore libre. Cent ans ont passé et l’existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination ; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l’île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle ; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.
C’est pourquoi nous sommes accourus aujourd’hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d’indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.
Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Il n’est plus temps de se laisser aller au luxe d’attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie ; le moment est venu d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale ; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d’ignorer qu’il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.
Il n’y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n’aura pas obtenu ses droits de citoyen.
Les tourbillons de la révolte continueront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’au jour où naîtra l’aube brillante de la justice.
Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d’agissements répréhensibles.
Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l’âme à la force matérielle.
Le merveilleux militantisme qui s’est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l’atteste leur présence aujourd’hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.




