Bienvenue sur le blog du Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples - Fédération de Moselle
Ce n'est sûrement pas par hasard que vos recherches vous ont conduites sur ce site ; certainement y recherchez-vous une information précise sur le MRAP en Moselle (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples) ?
Ce site rassemble nombre de renseignements concernant notre association et nos actions sur le département ; autant d'éléments qui, nous l'esperons, pourront répondre à vos attentes ou vous éclairer sur des aspects que vous étudiez. Vous retrouverez l'ensemble des manifestations auxquelles s'associent les comités locaux mosellans du MRAP et le contexte social dans lequel s'inscrivent nos actions. Nous vous invitons également à vous inscrire à notre Newsletter.
En espérant que cet outil d’information répondra à vos attentes, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre association et à notre combat contre tous les racismes.
Le point de vue de DILEM, caricaturiste à Liberté, quotidien algérien d'expression française
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Il y a 40 ans, le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Menphis
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »
Né à Atlanta (Géorgie) en 1929, Martin Luther King junior est issu d'une famille de pasteurs, il bénéficie d'un environnement culturel favorable. Il devient lui-même pasteur baptiste à l'âge de 19 ans, dans la tradition de son père (pasteur à l'Église Baptiste d'Ebenezer à Atlanta) et de son grand-père.
Une visite en Inde en 1959 lui permis d’approfondir sa compréhension du Satyagraha, les principes de Gandhi, concernant la persuasion pacifiste, lequel King détermina comme étant son instrument principal pour les protestations sociales.
« Il est le leader charismatique de la vague contestataire du début des années 1960; le mouvement des droits civiques. Ses paroles ont galvanisé les Noirs et fait changer l'opinion des Blancs modérés. Son principal mérite est d'avoir fait de la traditionnelle revendication des Noirs pour l'égalité, une idée ordinaire dans la conscience de l'Américain moyen. Il cherche à convaincre et non à humilier ses adversaires, lutter contre le mal et l'injustice et non contre les individus, endurer la violence sans riposter en vertu du pouvoir rédempteur d'une souffrance imméritée. Par ailleurs, maintenant que l'agitation a gagné tout le pays et que les Noirs descendent par milliers dans les rues, une question va se poser : du pacifisme de Martin Luther King ou de la résistance armée de Malcom X, laquelle de ces deux formes de lutte l'emportera ? Luther King doit faire la preuve de l'efficacité de la non-violence; il lance alors en 1963 la campagne de Birmingham (Alabama). »
En 1963, Martin Luther King fut à la tête d’une grande campagne pour les droits civils à Birmingham en Alabama. Il organisa plusieurs manifestations : pour permettre le droit de vote aux Noirs; Contre la déségrégation et une meilleure éducation et hébergement à travers les états du Sud. Lors de ces campagnes il fut arrêté à plusieurs reprises. Il était à la tête de la marche historique à Washington le 28 août 1963 où il déclara son célèbre discours : « I have a Dream » ("j’ai un rêve"). En 1964, il fut récipiendaire du Prix Nobel de la Paix.
Afin de suivre la montée en puissance des tendances plus radicales, King s'ouvrit alors à de nouvelles formes de contestation : il soutint la lutte pour le relogement des habitants des bidonvilles de Chicago (1966) et se déclara contre la guerre du Viêt-nam (1967); il resta fidèle à ses convictions non violentes malgré l'écho que rencontraient les partisans du "black power" ("pouvoir noir") et ceux d'une autodéfense armée des Afro-Américains (Black Panthers, créées en 1966), qui tous lui reprochaient sa modération. »
Le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné à Memphis alors qu'il apportait son soutien à une grève d'éboueurs. Quelque 100 000 personnes assistent à ses obsèques à Atlanta. Son assassin présumé, James Earl Ray, s'est rétracté par la suite, et l'enquête fut rouverte en 1997.
Aux Etats-Unis, depuis 1983, le troisième lundi de janvier est célébré comme l’anniversaire de Martin Luther King Jr.
« I have a Dream »
Discours prononcé par Martin Luther King lors de la Marche historique du 28 août 1963 à Washington.
Je suis heureux de participer avec vous aujourd’hui à ce rassemblement qui restera dans l’histoire comme la plus grande manifestation que notre pays ait connu en faveur de la liberté.
Il y a un siècle de cela, un grand américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre acte d’émancipation. Cette proclamation historique faisait, comme un grand phare, briller la lumière de l’espérance aux yeux de millions d’esclaves noirs marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce fut comme l’aube joyeuse qui mettrait fin à la longue nuit de leur captivité.
Mais cent ans ont passé et le Noir n’est pas encore libre. Cent ans ont passé et l’existence du Noir est toujours tristement entravée par les liens de la ségrégation, les chaînes de la discrimination ; cent ans ont passé et le Noir vit encore sur l’île solitaire de la pauvreté, dans un vaste océan de prospérité matérielle ; cent ans ont passé et le Noir languit toujours dans les marches de la société américaine et se trouve en exil dans son propre pays.
C’est pourquoi nous sommes accourus aujourd’hui en ce lieu pour rendre manifeste cette honteuse situation. En ce sens, nous sommes montés à la capitale de notre pays pour toucher un chèque. En traçant les mots magnifiques qui forment notre constitution et notre déclaration d’indépendance, les architectes de notre république signaient une promesse dont héritaient chaque Américain. Aux termes de cet engagement, tous les hommes, les Noirs, oui, aussi bien que les Blancs, se verraient garantir leurs droits inaliénables à la vie, à la liberté et à la recherche du bonheur.
Nous sommes également venus en ce lieu sanctifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Il n’est plus temps de se laisser aller au luxe d’attendre ni de pendre les tranquillisants des demi-mesures. Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie ; le moment est venu d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale ; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu. Il serait fatal à notre nation d’ignorer qu’il y a péril en la demeure. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.
1963 n’est pas une fin mais un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de laisser fuser la vapeur et se montrera désormais satisfait se préparent à un rude réveil si le pays retourne à ses affaires comme devant.
Il n’y aura plus ni repos ni tranquillité en Amérique tant que le Noir n’aura pas obtenu ses droits de citoyen.
Les tourbillons de la révolte continueront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’au jour où naîtra l’aube brillante de la justice.
Mais il est une chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui mène au palais de la justice : en nous assurant notre juste place, ne nous rendons pas coupables d’agissements répréhensibles.
Ne cherchons pas à étancher notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Livrons toujours notre bataille sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Il ne faut pas que notre revendication créatrice dégénère en violence physique. Encore et encore, il faut nous dresser sur les hauteurs majestueuses où nous opposerons les forces de l’âme à la force matérielle.
Le merveilleux militantisme qui s’est nouvellement emparé de la communauté noire ne doit pas nous conduire à nous méfier de tous les Blancs. Comme l’atteste leur présence aujourd’hui en ce lieu, nombre de nos frères de race blanche ont compris que leur destinée est liée à notre destinée. Ils ont compris que leur liberté est inextricablement liée à notre liberté. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée biraciale. Nous ne pouvons marcher tout seuls au combat. Et au cours de notre progression, il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière. Il en est qui demandent aux tenants des droits civiques : "Quand serez vous enfin satisfaits ?" Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que le Noir sera victime des indicibles horreurs de la brutalité policière.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos corps recrus de la fatigue du voyage ne trouveront pas un abris dans les motels des grand routes ou les hôtels des villes. Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand.
Nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nos enfants seront dépouillés de leur identité et privés de leur dignité par des pancartes qui indiquent : "Seuls les Blancs sont admis." Nous ne pourrons être satisfaits tant qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits, et nous ne serons pas satisfaits tant que le droit ne jaillira pas comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable.
Dimanche 30 Mars vers 00H45, le Pink Bar, établissement se situant dans le quartier populaire de la rue des Allemands au Centre-ville de Metz a été victime d’une agression par un groupe d’une cinquantaine de personnes liée à la mouvance d’extrême-droite fascisante. Armés de poings américains, couteaux, matraques télescopiques, tournevis et autres armes par destination, le groupe a tenté de s’introduire dans le café où se déroulait un concert contre le racisme.
La devanture du bar a été saccagée et toutes les vitres brisées, mais les agresseurs n’ont pu s’introduire dans les lieux. Des patrouilles de police, arrivées rapidement sur place ont interpellées huit membres de cette bande haineuse.
- une manifestation à partir de 13H, Place des Paraiges (devant le Pink Bar)
- un meeting antifasciste à 17H à La Chenille Bleue (rue Mazelle)
- un concert le soir même au Pink Bar
Cette mobilisation a le soutien de plusieurs commerces du quartier, de cafés, restaurants et lieux de culture vivante.
Le MRAP de Metz apporte son soutien au Pink Bar et appelle à participer aux initiatives du Collectif Antifasciste du Quartier des Allemands.
Un premier bilan de Coordination française pour le droit d'asile (CFDA)
Le rapport de l'OFPRA révèle qu'en 2007, le nombre de demandes d'asile enregistrées chute pour la quatrième année consécutive (d'environ
15%).
Le rapport de l'OFPRA révèle qu'en 2007, à nouveau, environ un tiers des demandes d’asile ont été traitées en procédure dite « prioritaire
»(5). La CFDA rappelle son hostilité à cette procédure qui ne permet pas au demandeur de voir sa demande convenablement examinée, par une instruction trop rapide des dossiers, en
l’absence de recours suspensif et sans accès aux prestations sociales spécifiques. Le 18 janvier, la CFDA a rappelé au présidentdu
Conseil d'administration de l'OFPRA son opposition à la notion de pays d'origine dit « sûr » et lui a demandé de réviser la liste de ces pays dont les ressortissants sont placés en procédure «
prioritaire ».
(1) OFPRA et Cour nationale du droit d’asile (CNDA).
(2) Le taux d’annulation est en augmentation perpétuelle : 5% en 1996, 10% en 2000, 15% en 2005, 20% en 2007.
(3) Arrêtés des 24 janvier et 2 février 2008 concernant les ressortissants de Djibouti et les Russes « provenant d’un aéroport d’Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, de Turquie
ou d’Egypte».
(4) La CFDA prend note de l’annonce de l’arrivée prochaine d’environ 500 Irakiens, dans des conditions et avec des critères encore peu précis à ce jour.
(5) Premières demandes et demandes de réexamen confondues.
La Coordination française pour le droit d’asile rassemble les organisations suivantes :
ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture),
Act-Up Paris,
Amnesty International - section française,
APSR (Association d’accueil aux médecins et personnels de santé réfugiés en France),
CAEIR (Comité d’aide exceptionnelle aux intellectuels réfugiés),
CASP (Centre d’action sociale protestant),
Cimade (Service oecuménique d’entraide),
Comede (Comité médical pour les exilés),
ELENA,
FASTI (Fédération des associations de soutien aux travailleurs immigrés)
France Libertés,
Forum Réfugiés,
FTDA (France Terre d’Asile),
GAS (Groupe accueil solidarité),
GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés),
LDH (Ligue des droits de l’homme),
MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples),
Association Primo Levi (soins et soutien aux victimes de la torture et des violences politiques),
Secours Catholique (Caritas France),
SNPM (Service National de la Pastorale des Migrants),
SSAE (Service social d’aide aux émigrants).
La représentation du Haut Commissariat pour les Réfugiés en France et la Croix Rouge Française sont observateurs des travaux de la CFDA.
+ d'infos : http://cfda.rezo.net/
Un article d'Andrès Pérez du journal espagnol Publico, paru dans Courrier International
Rien n’y fait : ni la
formation, ni les directives, ni même les remontrances présidentielles ne sont venues à bout du tutoiement policier. Et des tensions qu’il provoque.
“Vous”* ou “tu”*. Vouvoyer ou tutoyer. Tel est le dilemme. Le sujet tourmente les esprits français depuis la révolution de
1789, lorsque le peuple, libéré de la tyrannie, tenta d’imposer un tutoiement citoyen qui permettait d’être à tu et à toi avec Robespierre lui-même. Plus tard, la France imposa tout l’inverse
dans un souci d’égalité : le “vous” devint obligatoire, quel que soit le rang social de l’interlocuteur. En 2008, le dilemme grammatical est devenu un problème social. Les policiers français
tutoient de façon quasi systématique les jeunes des quartiers populaires, qui ne supportent pas cette familiarité. Même le président français s’en est rendu compte. En déplacement récemment dans
une ville de banlieue, il a déclaré devant un parterre de policiers : “L’uniforme ne vous autorise pas à faire n’importe quoi […]. Pas de familiarité […], pas de fenêtre ouverte dans les
voitures de patrouille avec le bras qui pend, pas de tutoiement.”
Pour certains sociologues urbanistes, le tutoiement policier serait révélateur d’un certain marquage social. “D’un côté, il y a le
tutoiement respectueux et réciproque entre les policiers et leurs bons clients : les délinquants classiques”, explique Fabien Jobard, du Centre de recherches sociologiques sur le droit et
les institutions pénales (CESDIP). “De l’autre, la police vouvoie systématiquement le client ‘de tous les jours’, le citoyen de base. Enfin, il y a pour les policiers une autre clientèle,
celle de ceux qu’ils considèrent comme des frimeurs, des crétins, de la racaille. Avec ceux-là, c’est le tutoiement systématique.”




